La climatisation joue un rôle non négligeable dans le réchauffement climatique

La climatisation joue un rôle non négligeable dans le réchauffement climatiqueLa question qui se pose, c’est : est-ce qu’on préfère utiliser notre électricité pour la climatisation ou faut-il la réserver à d’autres usages ?” Les gaz ne sont pas censés s’échapper des climatiseurs, mais quand c’est le cas – parce que l’appareil est en fin de vie ou qu’il est détruit –, les conséquences sont catastrophiques pour l’environnement.

Les climatiseurs agissent plus directement sur une forme immédiate de réchauffement en évacuant de la chaleur. Ces rejets “peuvent augmenter les températures dans la rue jusqu’à 2 °C, ce qui rend la canicule plus grave pour les personnes qui n’ont pas de climatiseurs chez elles – parce qu’elles n’en veulent pas ou parce qu’elles n’en ont pas les moyens – et pour ceux qui se trouvent dans la rue, les passants et, bien sûr, les sans-abri.

En ce début de XXIᵉ siècle, les vagues de chaleur menacent des zones jusqu’alors relativement épargnées, poussant encore et toujours à plus de climatisation.

“Si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, Paris pourrait se retrouver d’ici à la fin du siècle avec le climat de Séville, voire d’Alger, selon les prévisions, poursuit Vincent Viguié.

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Il sera “difficile” pour l’Ile-de-France de se passer de la climatisation. “La question que cela pose, c’est : dans quelle mesure accepte-t-on de céder un peu de notre confort ?” résume le chercheur, pour qui il serait pertinent de réserver l’usage de la climatisation aux personnes vulnérables, dans les maisons de retraite ou dans les hôpitaux.

Au Japon lors de l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto – le grand frère de l’accord de Paris –, le gouvernement a lancé l’initiative “Cool Biz”, une opération de communication invitant les salariés à adopter un code vestimentaire “allégé”, de sorte à ne pas faire descendre la température dans les bureaux sous les 28 °C.

La communauté internationale a quant à elle pris en main la régulation de l’usage des HFC : entré en vigueur en 2019, dans la foulée de l’accord de Montréal – lequel est parvenu à faire abandonner les CFC –, l’accord de Kigali prévoit une diminution de la production et de la consommation de ces gaz de 85% d’ici à 2047. On peut encore faire beaucoup mieux”, poursuit Vincent Viguié, qui propose de faire en sorte que la climatisation “ne soit pas systématiquement vue comme la seule solution”.

En France, la Convention citoyenne pour le climat a proposé d'”inciter” à renoncer à la climatisation dans les commerces, bureaux et logements quand la température est inférieure à 25 ou 30 °C. Une proposition restée lettre morte, puisqu’elle n’apparaît pas dans la loi Climat et résilience adoptée par le Parlement le 20 juillet.

En conclusion : Le citoyens que nous sommes veut bien faire de l’écologie à condition que ce soit les autres qui le fasse. Ce n’est pas très grave les nouvelles générations vivront sous des bulles climatisés ou ils ne pourront plus ressentir le vent sur leur visage. Belle hypocrisie.

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