Le Parti animaliste est à la recherche de parrainage des maires pour la présidentielle

Le Parti animaliste est à la recherche de parrainage des maires pour la présidentielleLe Parti animaliste organisait ce samedi son premier meeting officiel en vue de l’élection présidentielle. Sa candidate, Hélène Thouy, veut encore y croire malgré les déconvenues de son petit mouvement, notamment le manque de parrainages. Samedi soir, à Orléans, les militants de la cause animale affichaient avec malice ce geste représentant une tête de vache et ses cornes. Accueillie sur un air de Katy Perry, la candidate du Parti animaliste Hélène Thouy tenait son premier meeting officiel en vue de la présidentielle.

«Le temps est venu de la cause animale», a-t-elle scandé sur scène au terme d’une journée chronométrée, en regrettant que «les animaux paient le tribut de notre folie destructive». La candidate «assume» de ne pas parler des thématiques sans lien avec la condition animale et s’amuse à voir certaines de ses propositions reprises par Yannick Jadot ou Jean-Luc Mélenchon. Création d’un ministère de la Protection animale, interdiction de la pêche industrielle et de l’élevage intensif ou encore réduction de 50 % de la consommation de produits d’origine animale à l’horizon 2027 sont à son programme, pas encore publié faute de temps pour le formaliser. Dans l’audience, beaucoup de militants déjà acquis à la cause animale et quelques curieux.

C’est leur premier meeting, en vue de leur premier vote à la présidentielle. «Souvent, on nous prend pour des illuminés, mais quand vous respectez un animal, vous respectez les êtres humains», relève Nicole, militante de 61 ans, en louant le programme «réalisable, censé, pas extrémiste» d’Hélène Thouy. En l’espace d’un quinquennat, son jeune Parti animaliste aura écumé toutes les élections. Après les législatives, européennes, municipales, Hélène Thouy ambitionne de recueillir 4 à 5 % des voix à la présidentielle.

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Il ne reste plus que trois semaines pour réunir 500 parrainages de maires, et ainsi pouvoir déposer une candidature officielle pour l’Élysée. Loin des 300 promesses de parrainages revendiquées début janvier. Entre-temps, de nombreux maires se seraient désistés. Pour l’instant, seuls 56 sésames sont validés par le Conseil constitutionnel. Loin des 300 promesses de parrainages revendiquées début janvier.

Les militants ne lâchent pas l’affaire et vont redoubler d’efforts, et d’appels aux maires sans étiquette. «Il va y avoir un moment d’effervescence, ça n’est pas fini», s’enthousiasme Valentine Labourdette, avant de monter sur scène pour présenter le mouvement de jeunes qu’elle codirige, le Campus animaliste. «L’immense majorité des maires que j’ai eus au téléphone ne parraine personne. » Samedi matin à Paris, Hélène Thouy avait donc lancé un appel à l’aide sous forme de happening macabre.

La candidate a rendu un «hommage funèbre au pluralisme démocratique», qu’elle a enterré dans un cercueil devant le siège de l’Association des maires de France. L’animaliste appelle désormais les maires à la parrainer plutôt que de soutenir les candidats ayant déjà dépassé les 500 parrainages tels qu’Emmanuel Macron et Valérie Pécresse. Pour «déconnecter» les parrainages «de la logique de partis», elle plaidera à l’avenir pour des «parrainages citoyens» où un minimum de 100 000 signatures d’électeurs serait nécessaire. A la sortie du meeting samedi soir, Stéphane, venu découvrir le Parti animaliste, «ne regrette pas».

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