Forage en Guyane : Total met un terme à ses opérations

Forage en Guyane : Total met un terme à ses opérationsForage en Guyane : Total met un terme à ses opérations . Pour Total, c’était le forage de la « dernière chance » pour découvrir un gisement de pétrole au large de la Guyane. En décembre, à 150 kilomètres des côtes, la multinationale française a lancé les travaux d’un puits d’exploration sous 2 000 mètres d’eau, pour creuser 5 800 mètres dans le sous-sol océanique, dans une zone inexplorée au centre du permis « Guyane maritime ».

Dans un communiqué, Rodolphe Alexandre, président de la Collectivité territoriale de Guyane (CTG), exprime sa « déception » et « regrette que la loi Hulot ne permette pas à Total de poursuivre son travail exploratoire, (…) avec comme conséquence de priver la Guyane de ressources qui lui auraient certainement permis, à moyen terme, d’accélérer considérablement son développement économique ».

« Je ne comprends pas cette hypocrisie française qui est de dire que Total a le droit de continuer à forer en Afrique et dans tous les autres pays, mais en Guyane, on va être plus écolo que les écolos », s’insurge Lénaïck Adam, député La République en marche (LRM) de Guyane.

Le SPOG a dénoncé un « projet climaticide » et un « déni de démocratie » dans ce dossier, qui aurait dû faire l’objet, selon lui, d’un large débat animé par la Commission nationale du débat public (CNDP), comme cela a été le cas pour le projet « Montagne d’or », et non d’une simple enquête publique, au vu du budget de la campagne d’exploration.

« La méthodologie de fermeture est réglementaire, vérifiée par la DEAL – Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement – pour autorisation soumise au préfet », informe Guy Faoucher, chef du service risques, énergie et déchets à la DEAL Guyane.

« Le pétrole offshore en France et particulièrement en Guyane, c’est fini », se réjouit Michel Dubouillé, secrétaire régional de Guyane écologie et conseiller municipal à Matoury. « Les gagnants sont la biodiversité marine, nos pêcheurs, la ressource halieutique, qui auraient été en danger en cas de marée noire », précise-t-il.

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