Jean-Michel Blanquer signe-t-il la fin du bac en imposant le contrôle continu dès 2022 ?

Jean-Michel Blanquer signe-t-il la fin du bac en imposant le contrôle continu dès 2022 ? Les terminales n’en ont pas encore terminé avec leur épreuve du grand oral que déjà, le ministère de l’Éducation nationale annonce des modifications pour le prochain bac général et technologique.

Objectif : renforcer le contrôle continu, et donc abandonner les épreuves communes dès la rentrée prochaine. Rien ne changera du côté des épreuves terminales : il y aura toujours les épreuves anticipées de français en première, le grand oral, la philo et les deux spécialités choisies.

Le ministère prévoit aussi un changement dans le décompte des options : une option suivie en première et en terminale bénéficiera d’un coefficient 4, soit le double par rapport à une option suivie seulement en terminale.

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Et déjà, le Snes-FSU, principal syndicat du secondaire, monte au créneau par la voix de sa secrétaire générale Sophie Vénétitay : «Jean-Michel Blanquer instrumentalise la crise sanitaire [qui a donné la part belle au contrôle continu] en allant plus loin dans sa réforme, au détriment des épreuves terminales et nationales, beaucoup plus égalitaires que le contrôle continu. Il signe la fin du bac.»

Le contrôle continu, expérimenté depuis deux ans à cause de la Covid, a, selon ses détracteurs, montré ses limites : de nombreux profs dénoncent la course permanente aux notes, essentielle pour Parcoursup mais qui inflige une grosse pression aux enseignants et aux élèves.

«Cette simplification de l’organisation du bac est une mesure de raison, juge de son côté Alexis Torchet, secrétaire national du Sgen-CFDT. Le fonctionnement des lycées était sans cesse perturbé par les évaluations de janvier à juin. Ce changement va simplifier la vie des lycées.»

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