Protections hygiéniques gratuites dans les universités : encore bien en dessous de l’objectif des 1 500 énoncés

Protections hygiéniques gratuites dans les universités : encore bien en dessous de l'objectif des 1 500 énoncésDans la laverie de la résidence universitaire de Nanterre, près de Paris, un petit distributeur de protections hygiéniques est fixé au mur. Son apparition a été un soulagement pour Anca, étudiante de 21 ans : «Avant, plusieurs d’entre nous étaient dans une précarité menstruelle.

Que cela soit pris en charge par la faculté, ç’a fait du bien». Nanterre fait partie des universités qui ont investi dans une vingtaine de dispositifs de protections hygiéniques gratuites sur la citée universitaire : à la bibliothèque, la cantine, près des amphithéâtres. Ce n’est cependant pas le cas de tous les lieux d’enseignement supérieur, loin de là.

«L’effet d’annonce est passé, et nous attendons des choses concrètes, dit Bleuenn Laot, chargée de mission prévention et santé au syndicat étudiant la Fage. Ça ne semble pas énorme quand on voit le nombre d’étudiantes et les lieux de formation qu’il y a en France».

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Le déploiement se poursuit, mais nous sommes encore bien en dessous de l’objectif des 1 500 énoncés par la précédente ministre Frédérique Vidal.

Dans l’attente des enveloppes de l’État, plusieurs universités ont financé elles-mêmes ces distributeurs gratuits. Leur accès est très inégal sur le territoire. La plupart sont installés dans les grandes facs et il est beaucoup plus rare d’en trouver dans les sites délocalisés, ou dans les instituts de formation et écoles isolés des citées universitaires.

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