L’aide à la rénovation énergétique désormais accessible à tous les propriétaires

A partir de lundi, quels que soient leurs revenus, ceux qui occupent leur logement peuvent déposer leur dossier et bénéficier de MaPrimeRénov’. MaPrimeRénov’ monte en puissance. Comme nous le révélions le 5 octobre, le principal dispositif d’aides publiques à la rénovation énergétique des logements s’étend à de nouveaux bénéficiaires.

Cela remplace désormais intégralement un autre dispositif, plus ancien : le CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique), qui a disparu le 31 décembre, raccourcissant ainsi les délais de traitement des dossiers de plusieurs mois à une moyenne de quatre semaines.

Les copropriétés, ainsi que les propriétaires bailleurs, peuvent désormais eux aussi bénéficier de la prime. Les propriétaires bailleurs devront patienter six mois de plus, jusqu’au 1er juillet si tout se passe bien, pour pouvoir eux aussi faire valoir leurs droits.

Le budget global de l’association, qui fêtera l’année prochaine ses 50 ans (l’Agence Nationale de l’Habitat – Anah), a été revu largement à la hausse : 2,7 milliards d’euros pour 2021, puisés dans les 100 milliards d’euros du plan de relance du gouvernement.

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En dépit des nombreux dispositifs mis en place ces dernières années, la France demeure par rapport à ses voisins européens « en queue de peloton » en la matière, selon l’expression du Haut conseil pour le climat (HCC), dans un rapport publié le 24 novembre dernier.

Pire, l’organisme indépendant fustige dans ce même texte les aides publiques, MaPrimeRénov’ en tête, « coûteuses tout en ne permettant pas de combler efficacement le retard ». « Depuis la COP 21 à Paris, les objectifs se sont beaucoup focalisés sur les nouveaux logements, observe Thierry Repentin. « De fait, 85% des logements qui constitueront le parc immobilier en 2050 existent déjà, reprend le patron de l’Anah.

Le dispositif fait l’objet de nombreuses fraudes, attirant des margoulins en tout genre. « Nous multiplions les contrôles, assure Thierry Repentin. 8 à 10% des chantiers sont vérifiés avant leur terme par l’organisme de certification Veritas. Et les cas litigieux sont transmis à la Direction générale des fraudes (DGCCRF). »

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