L’appel des industriels face au risque de pénurie de médicaments

Laboratoire pharmaceutique« La filière chimie a été délocalisée depuis 20 à 30 ans », rappelle Isabelle Fréret, représentante CFE-CGC de la branche industrie pharmaceutique.

Si les membres du G5 Santé disent disposer de stocks leur permettant de parer à des pénuries pour le moment, « tout dépend de la pente de développement du virus », disent-ils, expliquant intensifier leurs efforts pour « permettre à leurs sites de production de poursuivre la fabrication ».

Dans ce contexte, les dirigeants du G5 Santé en appellent au gouvernement, rappelant avoir mis sur la table plusieurs propositions pour favoriser l’implantation locale de la production pharmaceutique, en perte de vitesse, et réclamant des incitations pour les entreprises investissant en France face à des concurrents moins chers.

Ils demandent notamment un prix dit « facial » pour les médicaments. « Cela n’occasionnerait aucun coût pour les organismes de couverture français, en revanche cela permettrait […] de favoriser notre empreinte industrielle en France », affirme Olivier Laureau, le président du groupe Servier.

Mais plus largement, les industriels réclament une politique « qui s’inscrive dans le temps, adaptée au cycle long de découverte et de production des médicaments », et non ajustée à chaque nouveau budget de la sécurité sociale.

« Il y a des usines de sous-traitance pharmaceutique qui sont dans le rouge, pour les anciens médicaments, et un prix correct pourrait leur permettre de continuer à vivre sur le sol français », indique Isabelle Fréret représentante CFE-CGC de la branche industrie pharmaceutique, pointant du doigt le poids croissant sur le système de santé des nouveaux médicaments innovants, souvent facturés très cher par des laboratoires qui ne produisent pas toujours en France.




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