La Commission européenne dévoile des propositions en faveur du “Made in Europe”

La Commission européenne dévoile des propositions en faveur du
⁣⁣Stéphane Séjourné

Une modification de l’orientation économique. Le 4 mars, la Commission européenne a présenté des propositions en faveur de la promotion du label « Made in Europe », dans le but de relancer l’industrie sur le continent, à la suite de débats intenses entre les 27 États membres de l’Union européenne. La loi de « Accélération industrielle » est promue par l’un des vice-présidents de la Commission, Stéphane Séjourné.

Le plan français, élaboré par le ministère de l’Économie et de la Stratégie industrielle, tend à protéger et à décarboner les secteurs clés tels que l’industrie automobile, qui redoutent la concurrence chinoise et font déjà face aux défis de la transition écologique et de la hausse des prix de l’énergie. Lors d’une conférence de presse, il a été souligné que ce plan représente à la fois un changement de pratiques, et un changement de paradigme inenvisageable il y a quelques mois à peine.

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Cela impliquera la mise en place d’une « préférence européenne », une mesure qui a longtemps été évitée en Europe en raison de son caractère protectionniste. En pratique, il est envisagé d’imposer aux entreprises opérant dans des secteurs considérés comme stratégiques « une quantité ou un pourcentage de composants critiques d’origine européenne » lorsqu’elles reçoivent des financements publics, comme l’a résumé Stéphane Séjourné. Le dirigeant a souligné que « les fonds publics devraient prioritairement soutenir la production européenne et l’emploi en Europe, et nous affichons une préférence pour les produits européens lorsque des fonds publics sont en jeu ».

Les débats ont été intenses parmi les 27 États membres de l’Union européenne concernant l’utilité, l’étendue et la portée géographique de cette mesure, ce qui a entraîné de nombreux reports du texte durant les derniers mois. Cependant, la nécessité d’une action immédiate a finalement persuadé les parties les plus hésitantes, notamment l’Allemagne et les pays nordiques, de soutenir cette nouvelle doctrine économique promue vigoureusement par la France, à condition qu’elle soit spécifiquement ciblée. Le secteur automobile est inclus parmi les secteurs ciblés, de même que les industries lourdes.

La mention « Made in Europe » pourrait être étendue pour englober des produits industriels fabriqués en dehors de l’Union européenne. Environ quarante nations, y compris des partenaires commerciaux importants tels que le Royaume-Uni, le Canada et le Japon, pourraient être éligibles à ce régime préférentiel, sous réserve de conditions strictes.

Porter la part de l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035 (contre 14 % aujourd’hui). Ces propositions doivent encore être approuvées par le Parlement européen et les États membres, et font déjà l’objet de débats, notamment sur leur portée et leur efficacité face à la concurrence internationale.

Une question semble rester en suspens : quelle sera la part des composants dans le « made in Europe » ? 5, 25, 50 ou 80 %. Si cela devait être inférieur à 60 %, cela serait ridicule.

Le texte doit maintenant être examiné et approuvé par le Parlement européen et le Conseil de l’UE. Les débats porteront notamment sur l’équilibre entre protectionnisme et ouverture aux partenaires commerciaux, ainsi que sur l’efficacité des mesures face à la concurrence chinoise.

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