L’Europe veut revoir sa copie sur le calcul des émissions polluantes des véhicules

Au Parlement européen comme au Conseil de l’Union européenne (UE), ceux qui conduisent les épineux pourparlers autour d’un projet de règlement repensant les méthodes pour déterminer les émissions d’oxyde d’azote (NOx) des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers, l’ont bien compris.

Ils se retrouvent ce mercredi 2 décembre avec l’objectif de dégager un terrain d’entente.

Près de cinq ans après les révélations du « dieselgate », qui avaient mis en lumière les tricheries du groupe Volkswagen en matière d’émissions polluantes, l’Europe continue de s’interroger.

Comment empêcher les fraudes et améliorer la qualité de l’air du Vieux Continent ? Et comment s’assurer que la plupart des tests pour mesurer les émissions des véhicules soient prioritairement menés sur la route, en conditions réelles, et non dans des laboratoires ?

Au cœur de ces questionnements, une notion centrale : celle du « facteur de conformité », c’est-à-dire l’écart toléré – au grand dam des ONG – entre les émissions mesurées en conditions de conduite réelle et la limite réglementaire, qui, elle, est testée en laboratoire.

Pour les eurodéputés, c’est clair : il faut mettre fin aux écarts entre les tests en laboratoire et en conditions de conduite réelle d’ici au 30 septembre 2022.

La rapporteuse du texte au Parlement européen, la Néerlandaise Esther de Lange, pense en effet qu’il est « important de faire preuve d’ambition » en s’assurant que les données brutes issues des tests en conditions de conduite réelles soient les seules utilisées pour déterminer la conformité avec les limites d’émissions dans l’UE.

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