L’Italie envisage d’adopter un congé pour les femmes souffrant de règles douloureuses

L'Italie envisage d'adopter un congé pour les femmes souffrant de règles douloureusesL’Italie envisage d’adopter un congé pour les femmes souffrant de règles douloureuses. Après le Japon, la Corée du Sud, Taïwan et la Tanzanie, l’Italie envisage d’adopter un congé pour les femmes souffrant de règles douloureuses.

Une proposition de loi visant à instaurer un congé menstruel de trois jours pour les femmes qui justifient par un certificat médical souffrir de dysménorrhée, la douleur qui précède ou accompagne les règles, a été déposée mi-mars.

Selon le magazine Capital, le texte est “actuellement à l’étude au sein d’une commission dédiée au travail”.

Pour certains médias italiens, comme Marie Claire, une telle initiative serait une avancée pour les droits des femmes et un pas de plus pour leur intégration dans le monde du travail, un “porte-étendard du progrès et de la durabilité sociale”.

“C’est une bonne chose de reconnaître que les règles peuvent être douloureuses et invalidantes pour certaines femmes”, se réjouit Claire Serre-Combe, la porte-parole de l’association, jointe par BFMTV.com.

“De nombreuses femmes qui souffrent d’endométriose (une maladie gynécologique qui entraîne douleurs et infertilité, ndlr) sont incapables de se lever quand elles ont leurs règles”, assure-t-elle pour BFMTV.com.

Certaines au sein de notre association ont même perdu leur emploi ou ont été rétrogradées à cause de ces nombreuses absences”, ajoute Yasmine Candau, qui estime que la France est en retard dans la prise en charge de cette maladie qui touche une femme sur dix.

“Si les femmes recevaient des jours supplémentaires de congés payés, les employeurs pourraient être encore davantage enclins à embaucher des hommes”, selon le magazine Donna Moderna.

Cela risque de créer un frein supplémentaire pour leur accès à l’emploi et d’aggraver les écarts de salaires, il ne faudrait pas que cela accroisse les inégalités.”

Comme le rappelle L’Obs, “le Japon a été le premier pays à se saisir de cette cause en 1947 en instaurant le seirikyuuka, un congé physiologique ” même si peu de Japonaises en font usage.

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