BYD, le géant chinois des voitures électriques, est accusé d’esclavage au Brésil

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Les conditions étaient terribles, avec des lits sans matelas, un sanitaire pour trente ouvriers, ce qui les obligeait à se lever aux aurores pour être prêts à temps. On parle aussi de violence, d’accidents du travail dus à des cadences infernales dépassant les 70 heures par semaine, avec peu ou pas de jours de repos. S’ils quittaient le chantier de terrassement, ils perdaient tout. Il faut dire que cette usine, la plus grande de la marque hors de Chine, devrait engendrer au moins 20 000 emplois.
Le président Lula espère en profiter pour faire du Brésil un incontournable de la production de voitures électriques, tout en renforçant ses liens avec la Chine, son principal partenaire commercial.
Cependant, la firme était au courant des conditions de travail sur le chantier et l’un de ses responsables a déclaré le 26 décembre que des «forces étrangères cherchent à mettre à mal les relations entre le Brésil et la Chine.» Ce même responsable a aussi reposté sur un réseau social chinois la réaction de l’entreprise sous-traitante, qui parle de «différences culturelles» et assure que «ses employés se sentent insultés d’être comparés à des esclaves». Pour la législation brésilienne, c’est plus que suffisant pour caractériser du travail forcé et des conditions équivalentes à de l’esclavage.
Pour tenter de limiter la casse, BYD a réagi en affirmant avoir coupé tous liens avec son sous-traitant et les travaux ont cessé. Si un accord est trouvé avec BYD pour les indemniser, le chantier devrait pouvoir reprendre.