Une entreprise interpelle François Bayrou pour lui demander de tenir ses engagements

Une entreprise interpelle François Bayrou pour lui demander de tenir ses engagements
Les cofondatrices d’Elia, une entreprise française vendant des culottes menstruelles, ont écrit au Premier ministre, François Bayrou, pour demander le remboursement des protections hygiéniques réutilisables pour les moins de 26 ans. Une lettre obtenue en exclusivité par France Inter. En 2023, le gouvernement a annoncé le remboursement des protections menstruelles réutilisables pour les jeunes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la protection complémentaire en santé. Les protections hygiéniques réutilisables concernées sont les cups et les culottes menstruelles. Plus de 60 % des femmes les ont déjà employées. Deux ans après, rien.

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En mai, le gouvernement s’est engagé à le faire d’ici à la fin de l’année. Cependant, le décret se fait toujours attendre. « Reporter la réforme pour raisons budgétaires, malgré son coût limité, serait renoncer à hiérarchiser les priorités», affirment les fondatrices d’Elia dans leur lettre. La précarité menstruelle affecte la santé et l’insertion sociale des jeunes femmes. C’est un sujet longtemps ignoré par notre système social, mais on commence enfin à le mettre en avant. Le gouvernement et le Parlement ont reconnu un besoin et ont voté cette réforme. Renoncer aujourd’hui romprait un engagement symbolique de « justice et de dignité», dit Marion Goilav, cofondatrice de l’entreprise, à France Inter.

Depuis quelques années, les cups et les culottes menstruelles sont de plus en plus populaires chez les femmes, surtout les jeunes, en raison de leur caractère écologique et sain. Le prix de 30 euros par culotte reste un problème. Une trentaine de sociétés professionnelles s’inquiètent. « Nous sommes dans le flou total aujourd’hui», déplore Marion Goilav.

Qu’est-ce qui sera remboursé ? À quel taux sera-t-il remboursé ? À combien ? Quelles normes de qualité seront appliquées ? Marion Goilav, cofondatrice d’Elia sur France Inter.

« En tant que jeunes femmes confrontées à des obstacles pour accéder à une protection adéquate, cette réforme symbolise la reconnaissance de notre droit à la dignité et à la santé. Nous vous demandons de préserver ce progrès crucial qui doit être réalisé dans quelques semaines, sans délai», indique la lettre adressée au Premier ministre. Marion Goilav souligne que 4 millions de femmes en France vivent une précarité menstruelle et utilisent des produits inadaptés pendant leurs règles. D’après les associations, cette mesure coûterait 150 millions d’euros par an.

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