L’essor énergivore des « data-center » fait grincer des dents en Ile-de-France

L'essor énergivore des Les « data-center » ou centre de données sont devenus indispensables dans notre quotidien et prolifèrent en Ile-de-France, où leur présence « énergivore » suscite la contestation.

Interxion, l’un des leaders mondiaux, s’est offert l’usine Airbus Helicopters à La Courneuve pour implanter « le plus grand data-center de France sur sept hectares », selon son directeur Fabrice Coquio.

« Au XIXᵉ siècle, on construisait des gares, au XXᵉ des autoroutes et des aéroports, au XXIᵉ siècle, on fait des réseaux de câbles et des data center », analyse le patron d’Interxion France.

Les contraintes pour s’installer « sont légères », estime Cécile Diguet, réalisatrice d’une étude sur les « data center » en Ile-de-France, région qui approche la saturation en termes d’alimentation électrique et de disponibilité foncière.

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Dans l’Essonne, une agglomération a remporté une première étape contre la construction du « data center » d’Amazon à Brétigny-sur-Orge. « Je ne suis pas contre les data-center », assure à l’AFP Eric Braive, président de Cœur d’Essonne qui regroupe 21 communes. « Mais nous disons à Amazon : +vous êtes la plus grande entreprise du monde, vous ne pouvez pas faire un data center lambda.

Ces coffres-forts numériques peuvent avoir des effets « sur la santé », estime encore l’urbaniste qui pointe « les risques liés au stockage de fioul » destiné aux groupes électrogènes en cas de panne de courant, les ondes électromagnétiques ou le bruit des climatiseurs.

S’il est impossible de se passer des « data-center », « des technologies vertueuses sont possibles », assure le chef d’entreprise.

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