En Tunisie les jeunes médecins quittent leur pays par manque de reconnaissance

Dans un pays, en proie à une crise économique et à la corruption, les jeunes médecins tunisiens regrettent que leurs compétences ne soient pas reconnues à leur juste valeur, à une période où le besoin en personnel soignant est particulièrement important.
Actuellement, le pays peut payer les salaires, mais dans six mois, un an, on ne sait pas (…) On m’a proposé un emploi dans un pays du Golfe avec un salaire dix fois supérieur à un salaire en Tunisie. Un médecin interne toucherait en moyenne 1 200 dinars soit 365 euros par mois.
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Ces dernières années, l’exode des jeunes médecins diplômés – toutes disciplines confondues – s’est accéléré, ce qui préoccupe le Dr Slim Ben Salah, président du Conseil national de l’ordre des médecins de Tunisie.
“Déjà en 2018, on n’était pas loin des 60% de départ. Et fin 2020, on n’est pas loin des 80% des jeunes diplômés qui sont en train de partir (…) Les pouvoirs publics font avec les moyens qu’ils ont. Ils n’ont pas de moyens. Le budget de la Santé c’est à peine 6% du PIB. Ça a diminué.”
