L’Iran rappelle ses ambassadeurs de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni

L'Iran rappelle ses ambassadeurs de France, d'Allemagne et du Royaume-Uni
Iran ville de Qom Hazrat e Masumeh sanctuaire sacré © José Fuste Raga

À quelques heures du délai fatidique, la tension diplomatique atteint son paroxysme. L’Iran a décidé de rappeler pour consultations, le samedi 27 septembre, ses ambassadeurs en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Cette décision survient à l’approche du rétablissement des sanctions contre Téhéran, consécutif à l’échec des négociations avec ces trois pays concernant le programme nucléaire iranien, comme l’a rapporté un média d’État.

À consulter >> Cadeaux illégaux de laboratoire : plusieurs pharmaciens de la Sarthe condamnés

En réponse à l’initiative jugée irresponsable de trois nations européennes de rétablir des résolutions annulées du Conseil de sécurité de l’ONU, les ambassadeurs de l’Iran en Allemagne, en France et au Royaume-Uni ont été rappelés à Téhéran pour des consultations, a annoncé la télévision d’État.

Les sanctions de l’ONU à l’encontre de l’Iran seront officiellement réimposées ce samedi soir suite à l’impasse des pourparlers entre les pays européens, exigeant des garanties concernant le programme nucléaire iranien, et Téhéran, dénonçant une mesure illégale et rappelant ses ambassadeurs. Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, membres du groupe de nations connu sous le nom d’E3, ont activé à la fin du mois d’août le mécanisme de « snapback». Ce dernier autorise le rétablissement des sanctions levées en 2015 suite à l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien dans un délai de 30 jours.

En réponse à l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU et à la tentative infructueuse de la Russie et de la Chine de repousser la date limite vendredi, des sanctions sévères, allant d’un embargo sur les armes à des mesures économiques, seront réimposées dans la nuit de samedi à dimanche, à moins d’un revirement de situation de dernière minute.

L’ambassadrice britannique à l’ONU, Barbara Woodward, a souligné vendredi que l’escalade nucléaire de l’Iran, minutieusement documentée dans plus de 60 rapports de l’AIEA lors des six dernières années, représente une menace sérieuse pour la paix et la sécurité internationales. Elle n’a pas écarté la possibilité que les sanctions soient levées de nouveau à l’avenir. Les rencontres de haut niveau se sont enchaînées tout au long de la semaine en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, dans le but de rechercher une issue diplomatique.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *