La sortie de Washington aura des implications financières immédiates

La sortie de Washington aura des implications financières immédiates. En optant pour un retrait de l’accord de Paris sur le réchauffement climatique, les Etats-Unis s’engagent dans une procédure plus complexe et plus incertaine que ne le laissent supposer les affirmations de Donald Trump, jeudi 1er juin, dans son discours à la Maison Blanche.

Le président américain associe la sortie de l’accord conclu à la COP21 à l’arrêt immédiat des engagements financiers sur le climat.

Les Etats-Unis, qui avaient promis d’abonder le fonds vert pour le climat (mis sur pied pour aider les pays du Sud à financer leur adaptation au changement climatique) à hauteur de 3 milliards de dollars, s’en tiendront au milliard versé sous l’administration de Barack Obama.


Lors des arbitrages budgétaires programmés pour l’automne, Washington devrait remettre en cause sa contribution à d’autres fonds climat et au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, dont les Etats-Unis assurent 40 % du budget depuis 1988.

Dans une déclaration commune en 2014, un an avant la tenue de la COP21, la Chine et les Etats-Unis avaient montré la voie en affichant des objectifs climatiques clairs.

La feuille de route de Washington était alors de baisser de 26 % à 28 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2025 par rapport à 2005.

Privée de cette «contribution nationale» (non contraignante à la demande expresse des négociateurs américains), la première économie mondiale navigue donc sans objectifs chiffrés de réduction de ses émissions.

D’autres Etats américains, en revanche, s’appuient sur un document programmatique, comme la loi de transition énergétique en France.

Selon les estimations de Niklas Höhne, chercheur au NewClimate Institute, la sortie des Etats-Unis combinée à l’abrogation des mesures de lutte contre le réchauffement prises par l’administration Obama ajouterait l’équivalent de 500 millions de tonnes de CO2 aux émissions de gaz à effet de serre américaines à leur niveau de 2030.

La France et surtout l’Allemagne, pays hôte du G20 en juillet et de la COP23 en novembre, semblent disposées, elles aussi, à entretenir la dynamique enclenchée fin 2015.




   

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