Fin de vie à domicile

fin de vieMourir à domicile… C’est le souhait affiché par bon nombre de personnes, mais jusqu’à présent, le respecter pouvait rester délicat, chargé de difficultés, notamment pour le médecin généraliste d’avoir à sa disposition des médicaments qui soulagent et détendent.

Au-delà de l’aspect technique, la HAS (la Haute Autorité de Santé) ouvre en effet la possibilité pour le médecin généraliste de prescrire du midazolam, ce produit basique, de la classe des benzodiazépines, qui est la référence aujourd’hui pour mettre en place ce que l’on appelle la sédation profonde et continue jusqu’au décès (SPCJD).

Formellement, dans la loi, le médecin généraliste pouvait la pratiquer. Mais dans la pratique, le médecin généraliste se retrouvait désarçonné : il n’avait pas accès directement au produit, il fallait qu’il passe par le biais d’une pharmacie hospitalière.

La HAS insiste néanmoins sur le cadre dans lequel la prescription d’une sédation profonde et jusqu’au décès doit se dérouler : collégialité de la prise de décision, lien systématique entre le médecin et une unité de soins palliatifs, et possibilité d’un repli de la personne vers un hôpital si la situation se complique.

«Ce qui me semble important, c’est que le médecin ait eu une formation en soins palliatifs», a noté pour sa part le professeur René Robert.

Sur le formalisme du cadre imposé, le docteur Gabach chef du service des bonnes pratiques professionnelles à la HAS se veut rassurant : «La décision collégiale peut tout à fait être élaborée prise par téléphone.» Tout en insistant sur le fait que ce médicament peut être d’un usage délicat.

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