Les pays du Golfe achète encore de l’armement français

Des attaques iraniennes ont été lancées dans l’espace aérien des Émirats arabes unis, ce qui a entraîné une réponse immédiate de la défense anti-aérienne pour les neutraliser. En l’espace de trois semaines, afin d’assurer sa défense, le gouvernement du Golfe a déployé un grand nombre de munitions, y compris des missiles français d’une valeur de 500 000 euros chacun, fabriqués par la société MBDA. Comme la majorité des fabricants d’armes français, le groupe est fortement sollicité par les États du Golfe afin de reconstituer progressivement leurs stocks qui s’amenuisent. MBDA n’a pas donné de réponse à nos interrogations. Cependant, lors d’un entretien téléphonique, un consultant du domaine a partagé « Actuellement, les entreprises de défense reçoivent un grand nombre d’appels tout au long de la journée. Il est évident. La difficulté réside dans le fait que personne ne possède de stock. »
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Ces dernières années, les entreprises françaises ont été confrontées à une forte demande, notamment de la part des pays arabes engagés dans le conflit en Iran, qui se sont révélés être des clients de grande valeur. En 2024, les Émirats arabes unis ont acquis des armements pour un montant de 718 millions d’euros auprès de la France, tandis que l’Arabie saoudite a dépensé 170 millions d’euros et le Qatar 162 millions d’euros. Lors de cette année spécifique, les nations du Proche et du Moyen-Orient ont effectué des achats totalisant plus de 2 milliards d’euros auprès de la France.
Les entreprises opérant dans le secteur de la défense doivent veiller à ne pas compromettre les capacités des forces armées françaises. Depuis trois semaines, les 24 avions de chasse Rafale de l’armée de l’air déployés dans la région du Golfe ont également été utilisés pour lancer de nombreux missiles afin de neutraliser des drones iraniens. Selon Jean-Louis Thiériot, député LR et membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées, cette situation implique la nécessité de recommander, produire et financer davantage de munitions. La problématique de la reconstitution des stocks revêt une importance capitale. Actuellement, les sociétés françaises spécialisées dans le secteur de l’armement nécessitent en moyenne 18 mois pour finaliser la livraison d’un missile anti-drone.
