La loi de programmation militaire est repoussée à début 2026

La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a annoncé le mardi 2 décembre que l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 serait soumise au Parlement « au premier trimestre 2026 » au lieu de la date initialement prévue, qui était la fin de l’automne. Elle a justifié ce report en expliquant que l’élaboration des textes budgétaires demandait un temps considérable lors d’une intervention sur TF1.
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La révision de la loi de programmation militaire, allouant 413 milliards d’euros aux forces armées pour la période 2024-2030, est motivée par l’ajout de financements supplémentaires demandés par le président Emmanuel Macron, s’élevant à 3,5 milliards d’euros en 2026 et 3 milliards en 2027. Le budget prévu pour l’année 2026, incluant une augmentation de 3,5 milliards d’euros pour les dépenses de défense, est estimé à 57,1 milliards d’euros, soit une augmentation de 13 %.
L’Europe est en train de se réarmer. La situation mondiale a considérablement évolué. Les bénéfices de la paix ont pris fin. L’augmentation du budget est justifiée par le besoin accru de renforcer notre sécurité et de démontrer la capacité de la France à se défendre, a souligné la ministre. Le 10 décembre, des discussions seront tenues à l’Assemblée nationale, suivies de votes concernant le budget de la défense, qui est le seul budget en augmentation significative dans le projet de loi de finances pour l’année 2026, comme l’a souligné Catherine Vautrin.
Ces discussions font partie des débats parlementaires thématiques initiés par le Premier ministre Sébastien Lecornu, portant sur des sujets considérés comme prioritaires en raison de l’impasse budgétaire au Parlement. Il s’agit de discussions se tenant en vertu de l’article 50.1 de la Constitution, suivies d’un vote non contraignant pour l’exécutif. Le projet de loi de finances pour la défense de l’année 2026 prévoit une augmentation de 10 %, portant les crédits alloués à l’entretien des équipements à 6,5 milliards d’euros, dans le but d’améliorer leur disponibilité. Selon les documents budgétaires, il est également envisagé d’améliorer l’équipement des forces armées et d’accélérer leur livraison afin d’être prêt à s’engager le plus rapidement possible si nécessaire.