Agriculteurs dans Paris : “Tout ça est illégal”

Agriculteurs dans Paris :
photo prise en décembre 2024  NICOLAS MESSYASZSIPA

Le jeudi 8 janvier au petit matin, les agriculteurs ont manifesté dans la capitale. Selon les données du ministère de l’Intérieur, environ cent tracteurs sont actuellement présents à Paris. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a exprimé son indignation jeudi sur franceinfo en déclarant que la situation depuis la nuit dernière et ce matin n’est pas acceptable.

Des exploitants agricoles affiliés à la Coordination rurale ont mené des actions de blocage sur divers sites symboliques de la capitale, tels que la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe, afin de manifester leur mécontentement à l’égard du projet d’accord commercial avec les pays du Mercosur et de la gestion par l’État de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine. Maud Bregeon souligne que le gouvernement a toujours privilégié le dialogue avec les agriculteurs. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a rencontré les syndicats le lundi et le mardi, et s’est engagé à faire des annonces « concrètes » d’ici vendredi.

À lire >> Un tribunal turc ordonne la libération d’un journaliste détenu en prison

Maud Bregeon a averti que toutes ces actions sont contraires à la loi et qu’elles ne seront pas tolérées, faisant référence aux blocages en cours et à l’appel à manifester devant l’Assemblée nationale. Elle a mis en avant que le fait de « perturber partiellement la circulation sur l’A13 ou de chercher à se rendre devant l’Assemblée nationale, avec toute la charge symbolique que cela comporte, est une fois de plus contraire à la loi ».

Concernant le projet d’accord avec le Mercosur, la porte-parole a affirmé que « la position de la France a été claire et constante : ce traité n’est ni juste ni équitable ». Elle a souligné que le président de la République et le gouvernement ont établi des conditions visant à garantir la protection des agriculteurs. Elle a qualifié cet accord d’un autre temps, en indiquant que le compte n’y est pas.

D’après son point de vue, le vote qui aura lieu vendredi et la signature éventuelle prévue pour lundi ne marqueront pas la conclusion définitive de cette affaire, et il est prématuré de considérer que tout est réglé. Il convient de noter que le Parlement européen a la faculté de soumettre un cas à la Cour de justice de l’Union européenne, et que les députés européens chargés de ratifier l’accord conservent la possibilité de s’opposer à celui-ci, comme le souligne Maud Bregeon.

Concernant la dermatose nodulaire bovine, Maud Bregeon a catégoriquement nié toute allégation d’inaction en déclarant : « Nous avons fortement investi dans la vaccination. »

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser votre commentaire