La France, le Royaume-Uni et l’Ukraine ont conclu un accord de principe concernant le déploiement d’une force multinationale suite à un cessez-le-feu

La France, le Royaume-Uni et l'Ukraine ont conclu un accord de principe concernant le déploiement d'une force multinationale suite à un cessez-le-feu
La Coalition des volontaires réunie en sommet à Paris le 6 janvier 2026 à lÉlysée ©Christinne Muschi AP

Le 6 janvier, Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et Volodymyr Zelensky ont apposé leur signature sur une déclaration d’intention concernant le déploiement éventuel d’une force multinationale en Ukraine suite à un cessez-le-feu, bien que cette perspective demeure actuellement éloignée. Cette force, qui a fait l’objet d’une étude approfondie depuis plusieurs mois, est censée « apporter une forme de réassurance le jour suivant le cessez-le-feu », selon les propos du président français à l’issue d’une réunion des alliés de l’Ukraine à Paris, visant à afficher une position unie face à Moscou, près de quatre ans après le début de l’invasion russe.

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Lors d’une interview exclusive accordée à France 2, Emmanuel Macron a indiqué que l’armée française participera aux opérations de surveillance de la frontière russo-ukrainienne après l’instauration de la paix. Il a affirmé : « Nous contribuerons à la reconstruction de l’armée ukrainienne. » Le président de la République française a mentionné la possibilité d’envoyer « plusieurs milliers d’hommes (…) dans le cadre de nos opérations extérieures ». Il a affirmé qu’il ne s’agissait pas de forces engagées au combat.

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a affirmé dans un communiqué son opposition à déployer des troupes au sol en Ukraine, tandis que l’Allemagne, par l’intermédiaire de son chancelier Friedrich Merz, a indiqué qu’elle envisageait l’envoi de forces, mais exclusivement sur le territoire d’un pays voisin de l’Ukraine membre de l’Otan.

Durant cette réunion tenue dans la capitale française, les 35 pays membres de la « Coalition des volontaires » ont approuvé la « déclaration de Paris » qui énonce des « garanties de sécurité solides en vue d’une paix durable et stable » en Ukraine, comme l’a expliqué Emmanuel Macron. Notamment, la force multinationale fait partie de ces entités. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que ces mesures de sécurité, en cas de cessation hypothétique des hostilités, sont essentielles pour garantir que tout accord de paix ne sera pas interprété comme une capitulation de l’Ukraine et ne représentera pas une nouvelle menace de la part de la Russie envers l’Ukraine.

À la suite de ces déclarations, le chef d’État ukrainien a exprimé sa satisfaction quant à l’élaboration de « documents substantiels » concernant les garanties de sécurité occidentales pour l’Ukraine. Volodymyr Zelensky a souligné l’importance pour la coalition de disposer de tels documents concrets, et non simplement de promesses verbales. Il a exprimé sa satisfaction à l’égard du « contenu concret » qui témoigne d’une volonté assurée de travailler en faveur d’une sécurité effective.

L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, s’est également montré optimiste en affirmant que les garanties avaient été en grande partie finalisées. De son côté, Jared Kushner, le gendre du président américain, a estimé que bien que cela ne garantisse pas l’aboutissement de la paix, les progrès réalisés aujourd’hui étaient indispensables pour rendre la paix possible.

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