Y a-t-il des députés « frondeurs » au sein du parti présidentiel ?

LREMIls sont 58 députés frondeurs à être intéressés par la démarche de ce groupe baptisé « Écologie démocratie solidarité ». Ils viennent de plusieurs horizons politiques.

Le groupe veut « faire plus et mieux à l’Assemblée nationale », pour « répondre à l’urgence écologique, moderniser la démocratie, réduire les inégalités sociales et territoriales », dit leur profession de foi dans une version provisoire datant du 4 mai.

Une « épreuve » qui « a violemment révélé toutes les failles et les limites de notre modèle de développement » et après laquelle il veut « retrouver d’urgence le sens de l’essentiel : notre souveraineté alimentaire, notre besoin de sécurité sanitaire, notre production locale pour des emplois de proximité », « relever les défis du changement climatique », « réinventer le lien social ». »

Ils veulent notamment « porter l’ambition exprimée par les citoyens dans la consultation LeJourd’Après », relayer les propositions de la Convention citoyenne pour le climat , mais aussi, des associations, syndicats, entreprises « qui attendent du changement », autour de « trois piliers » énoncés dans le nom du groupe – écologie, démocratie, solidarité – et en sortant « des dogmes budgétaires ».

Le « ni ni » (ni dans la majorité ni dans l’opposition) n’étant pas possible à l’Assemblée, les proches du chef de L’État espèrent qu’ils choisiront d’y rester. Stanislas Guerini (patron du parti LREM) et Gilles Le Gendre (patron du groupe LREM à l’Assemblée Nationale) ont cette semaine estimé que l’interview de Nicolas Hulot dans « Le Monde » était « une contribution essentielle au débat ».

Il faut peut-être voir dans cette démarche un stratagème de la part de LREM afin de faire croire a une pousser vers la gauche du parti présidentiel.




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