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Le pape devra affronter, a Lourdes, le dossier des violences sexuelles

Le pape devra affronter, a Lourdes, le dossier des violences sexuelles
Le pape Léon XIV © Giuseppe Lami EPA

À Lourdes, dans le département des Hautes-Pyrénées, la localisation exacte et l’horaire restent confidentiels. Il est prévu que le pape rencontre, en privé, le dimanche 27 septembre, sept victimes d’abus sexuels au sein de l’Église. Parmi ces personnes, on retrouve Jean-Marie Delbos, qui a été victime d’agression sexuelle dans les années 1950 par un prêtre du collège Notre-Dame de Bétharram, situé à proximité de Lourdes. Il a qualifié l’opportunité d’aller rencontrer le pape d'”inespérée”. Lorsqu’on lui a communiqué la nouvelle, il a été profondément ému, confie-t-il. Jean-Marie Delbos demandera au Saint-Père la dissolution de la congrégation de Bétharram ainsi que la cession de l’ensemble de ses actifs. Il avance l’argument selon lequel les fonds provenant de la vente des biens immobiliers et autres possessions devraient être réservés pour être redistribués aux victimes.

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Parmi les individus touchés, on compte des adultes qui étaient autrefois membres d’une chorale à Tours (Indre-et-Loire). Une victime du père Preynat à Lyon (Rhône) et une victime de l’abbé Pierre seront également présentes. Les fidèles rencontrés le samedi 26 septembre dans l’après-midi apprécient ce geste d’écoute de la part du pape Léon XIV. Ils considèrent cette initiative comme étant particulièrement significative et nécessaire. Une femme estime que les victimes en ont besoin. Une autre souligne que ce sera l’occasion pour les victimes de s’exprimer librement devant le pape et d’entendre aussi ce dernier s’exprimer librement.

Cependant, les associations de victimes n’ont pas été incluses dans cette réunion. Elles expriment leur mécontentement suite à un rendez-vous manqué en regrettant l’absence d’une réception par un collectif d’associations. La demande a été adressée directement au Saint-Père. Nous avons essuyé un refus. Il est impératif que le pape rende des comptes et qu’il mette par ailleurs ses archives à disposition afin d’établir la vérité sur la situation. Arnaud Gallais, cofondateur de l’association “Mouv’Enfants”, exprime son mécontentement en soulignant qu’il n’est pas adéquat de considérer que recevoir sept victimes est une mesure suffisante.

En France, depuis les années 1950, 330 000 individus ont été victimes d’agressions sexuelles au sein de l’Église lorsqu’ils étaient mineurs.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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