La percée de l’extrême droite allemande interroge

En ex-Allemagne de l’Est, le succès de l’extrême droite est indiscutable, ayant recueilli près de 38 % des voix le dimanche 20 septembre. En l’espace de cinq ans, l’AfD a plus que doublé son score. Avec environ 15 % des suffrages à Berlin, on constate une montée de l’extrême droite, bien que moins significative, étant donné que Berlin est traditionnellement ancrée à gauche. Depuis dimanche, on observe un virage à gauche avec le succès de la liste de Die Linke, nom qui symbolise l’idéologie de gauche, qui a dépassé le Parti social-démocrate (SPD).
Ainsi, le résultat de l’élection de dimanche se caractérise par le succès de l’extrême droite et de la gauche radicale, aux dépens de la gauche traditionnelle et principalement de la droite historique représentée par la célèbre CDU. Friedrich Merz, en sa qualité de chancelier, se trouve donc confronté à une situation délicate. Il gouverne le pays avec un parti en situation précaire. Au nord de l’Allemagne, le taux de suffrage en faveur de la CDU est inférieur à 5%. Nous sommes au-delà d’une défaite électorale, car il n’a pas réussi à obtenir un siège au Parlement du Land. À Berlin, le parti du chancelier a réussi à limiter les dégâts mais a subi un recul significatif en enregistrant une perte de plus de huit points. Ainsi, la déroute continue pour les démocrates-chrétiens. Afin de saisir la portée du séisme en cours, il est essentiel de souligner la prépondérance de la CDU dans le paysage politique allemand de l’après-guerre.
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La CDU, fondée par Konrad Adenauer, a collaboré avec le général De Gaulle pour promouvoir la réconciliation après la Seconde Guerre mondiale. La CDU est par ailleurs associée à Helmut Kohl, une figure imposante tant par sa stature que par sa longévité au pouvoir. Il a demeuré là pendant plus de 16 ans. L’image emblématique de Helmut Kohl et de l’ancien président François Mitterrand se tenant la main en 1984 est souvent évoquée pour illustrer l’amitié franco-allemande. Helmut Kohl est crédité par les Allemands pour la réunification après la chute du mur de Berlin et l’établissement de la parité entre le deutsche mark de l’Est et celui de l’Ouest. La CDU représente, de manière plus concrète, la chancelière Angela Merkel. Elle a exercé ses fonctions pendant une période de 16 ans et 16 jours, durant laquelle elle a collaboré avec les présidents Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron. C’est cette Union chrétienne-démocrate qui montre des signes de faiblesse en Allemagne actuellement.
L’élection en cours a affaibli les démocrates chrétiens, marquant ainsi la fin d’une ère politique. Certains pourraient interpréter les résultats des élections successives de ce mois de septembre en Allemagne comme une analogie au 21 avril 2002 en France, date à laquelle l’extrême droite est parvenue pour la première fois au second tour de l’élection présidentielle. Actuellement, il s’agit principalement d’une transition historique en Allemagne, celle de la période 1939-1945. La CDU et ses coalitions majoritaires sont en voie de disparition. Cette question est pertinente pour les citoyens allemands, ainsi que pour l’ensemble de l’Union européenne, y compris la France, qui doivent se préparer en conséquence.
Peut-être aurait-il été plus judicieux que, lors de la libération de la RDA en 1989 (Allemagne de l’Est), il aurait fallu en faire un nouveau pays et non une réunification avec la RFA (Allemagne de l’Ouest) ? Bonn aurait dû rester la capitale de l’Allemagne de l’Ouest.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
