Le gouvernement s’attaque aux régimes spéciaux de la RATP et de l’énergie

Le gouvernement s'attaque aux régimes spéciaux de la RATP et de l’énergieÀ la RATP, le régime spécial de retraite concerne seulement certaines catégories de personnels. Dans les industries électriques et gazières, le régime spécial de retraite couvrait l’ensemble des salariés du secteur.

Le personnel de la RATP couverts par ce régime spécial sont autorisés à ouvrir des droits à la retraite dix ans avant les salariés du régime général, soit aujourd’hui 52 ans. En cas de recul de l’âge de la retraite à 64 ans, le leur reculerait donc automatiquement.

Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, un salarié de la RATP doit cotiser 168 trimestres, soit 42 ans, autant que pour le régime général. Par exemple, un agent avec 27 ans de service aura en réalité validé 32 années auprès de sa caisse de retraite.

Chez les électriciens et gaziers, l’âge moyen de départ à la retraite était en 2021 de 60 ans tout rond, un chiffre qui cache quelques disparités. Quelque 47,2 % des salariés ont bénéficié cette année-là de mesures de pénibilité et ont pu faire valoir leurs droits à la retraite plus tôt, à 58 ans en moyenne. Ils étaient 54 % en 2016 a en bénéficier. Cet avantage a été supprimé lors de la réforme de 2008.

À la RATP, le montant de la pension de retraite est calculé comme celui des fonctionnaires, soit en prenant en compte les six derniers mois de salaire, contre les 25 meilleures années dans le privé.

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La CRP, la caisse de retraite des agents de la RATP, qui indemnisait 35 076 personnes en 2021, est très largement déficitaire. En 2023, l’État va lui verser une subvention de 810 millions d’euros afin de la maintenir à l’équilibre.

La caisse nationale des industries électriques et gazières a dégagé un excédent de 210 millions d’euros. Cet excédent s’explique principalement par les recettes de la contribution tarifaire d’acheminement, une taxe prélevée sur les factures d’électricité et de gaz et qui est pointée du doigt par certains détracteurs de ce régime spécial.

Ses défenseurs soulignent qu’elle ne représente qu’une partie du financement de ce régime spécial, également abondé par des cotisations plus importantes que dans le régime général, tant des salariés que des employeurs.

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