A ce jour, aucune corrélation n’a été établie entre l’utilisation du téléphone portable et le développement du cancer

Il s’agit d’une problématique de santé publique à laquelle tout individu est confronté, de manière de plus en plus précoce. Dans un communiqué publié le mercredi 26 novembre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a résumé les connaissances actuelles sur les effets des ondes radiofréquences, telles que celles émises par l’utilisation des téléphones portables, concernant le risque de cancer. Olivier Merckel, responsable de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques, a déclaré que, en regroupant diverses données sur les mécanismes cellulaires, il en ressort que ces ondes ne permettent pas d’établir un lien de causalité avec le cancer.
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Des recherches expérimentales ont mis en évidence des altérations cellulaires, cependant celles-ci sont de nature transitoire. Selon la coordinatrice de l’expertise, Hanane Chanaa, une fois l’exposition interrompue, les cellules parviennent à se réparer et à retrouver leur état initial.
Néanmoins, l’Anses n’écarte pas la possibilité que « de futures recherches puissent apporter de nouveaux éléments ». Par conséquent, en réponse à des « évolutions rapides des pratiques pouvant entraîner d’autres impacts sur la santé », l’agence maintient ses recommandations de prudence, en mettant l’accent sur les enfants. Selon Olivier Merckel, il est recommandé de téléphoner dans des conditions de réception optimales, d’utiliser un kit mains libres ou un haut-parleur pour éloigner le téléphone du corps, ce qui permet de réduire considérablement l’exposition. Il est préconisé d’adopter une approche précautionneuse, en particulier pour les enfants qui sont particulièrement sensibles, en limitant l’utilisation du téléphone portable.