La hausse de la taxe foncière est reportée

La hausse de la taxe foncière est reportée
Afin d’apaiser les tensions, Sébastien Lecornu a annoncé le 26 novembre 2025 la suspension de l’augmentation prévue de la taxe foncière. La mise à jour du calcul de la taxe foncière, incluant des éléments de confort tels que l’eau et l’électricité, est reportée au printemps 2026. Le Premier ministre insiste pour que ce calcul soit effectué au niveau départemental, afin d’être plus proche de la réalité du terrain, tout en déléguant cette responsabilité aux élus locaux pour se protéger.

Cette révision de la taxe foncière devrait générer environ 460 millions d’euros. Nous devons éviter tout mécontentement, étant donné la possibilité d’une réaction semblable à celle des « gilets jaunes », d’autant plus que la confiance des ménages est en baisse et que la plupart des Français envisagent de réduire leurs dépenses de Noël. Face à ce contexte, Sébastien Lecornu s’efforce de trouver des moyens d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens.

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Avec l’arrivée de la saison hivernale, il convient de souligner que l’énergie représente l’un des principaux postes de dépenses pour les ménages. C’est pourquoi le Premier ministre s’est engagé à examiner de près les factures d’électricité et de gaz des particuliers, ainsi que celles des entreprises, étant donné que celles-ci constituent l’un des principaux obstacles à leur compétitivité.

Une des stratégies envisagées consiste à réexaminer les tarifs d’accise, qui correspondent essentiellement aux taxes appliquées sur l’électricité. Actuellement, les tarifs de l’électricité sont deux fois plus élevés que ceux du gaz, malgré le fait que ce dernier soit plus polluant. C’est pourquoi le gouvernement se déclare disposé à examiner l’amendement présenté par le sénateur Husson, qui suggère de réduire les tarifs d’accise sur l’électricité, tout en augmentant légèrement ceux du gaz et du fioul afin de limiter les pertes financières.

La réduction des taxes sur l’énergie entraîne inévitablement une baisse des recettes fiscales de l’État, ce qui nécessite de trouver d’autres sources de financement pour compenser cette perte. D’après nos sources, il a été rapporté que Matignon a expérimenté la possibilité de ne pas réduire les impôts de production des PME, tels que la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), comme cela était envisagé dans le projet de budget initial. Au lieu de cela, il est envisagé que les 1,3 milliard d’euros prévus pour la CVAE soient utilisés pour financer la diminution des taxes sur l’électricité, après consultation des entreprises.

Les organisations patronales, qui luttent depuis de nombreuses années contre ces taxes sur la production, ont exprimé leur refus ! Le gouvernement est actuellement en quête de solutions pour parvenir à équilibrer le budget sans accroître le déficit, qu’il s’est engagé à maintenir en dessous de 5 % d’ici 2026.

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