Covid-19 : pourquoi une quatrième vague est probable à l’automne

Le variant Delta, anciennement appelé variant indien, a en effet « changé la donne », explique Pascal Crépey, épidémiologiste et enseignant-chercheur à l’École des hautes études en santé publique.

Cette contagiosité accrue « modifie beaucoup de choses sur le contrôle de l’épidémie et le nombre de personnes à vacciner afin d’obtenir la fameuse immunité de groupe », développe le spécialiste, pour qui « il n’y a pas de raison de penser » que la situation outre-Manche ne se produise pas en France (le variant Delta « indien » dominant au Royaume-Uni, il se transmet 40 % plus que le variant Alpha, variant britannique, majoritaire en France).

Malgré cela, l’été « devrait bien se passer » selon Pascal Crépey, car « la saison estivale a tendance à ralentir l’épidémie », rappelle le scientifique. En outre, certains « réflexes sanitaires », comme « ne pas venir au travail si on tousse ou qu’on a le nez qui coule », semblent désormais « intégrés dans les mœurs ».

À LIRE ÉGALEMENT >> Covid-19 : le variant identifié en Inde est 40% plus transmissible

Il est encore « trop tôt pour prédire ce qui se passera à la rentrée », estime de son côté l’épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève, qui reconnaît néanmoins que « si on fait comme l’été dernier », à savoir « si les autorités de santé ne remontent pas systématiquement toutes les chaînes de contamination », alors « on ne voit pas comment une quatrième vague pourrait être évitée ».

L’épidémiologiste, Pascal Crépey, alerte également sur ces autres « problématiques sanitaires » qui seront de plus en plus visibles à mesure où la pression hospitalière baissera : les épidémies saisonnières -la grippe ou la bronchiolite par exemple- qui « risquent de ressurgir » après un relâchement des gestes barrière post-vaccination, et, surtout, les Covid longs qui représentent « un peu plus de 10 % des malades ».

Vous pouvez également aimer

Laisser votre commentaire