Ils ne souhaitent pas retourner sur leur lieu de travail car préfère le télétravail

Aller au travail – en voiture ou en transports – prendre un café à la machine avec les collègues, fumer une cigarette en racontant sa journée, rentrer chez soi après une dure journée de labeur en voiture ou en transports. Aller au bureau est l’un des éléments caractéristiques d’une « vie normale ».

Attention toutefois, « il faut différencier les personnes souffrant de ce syndrome de celles qui ont finalement apprécié le télétravail (sans de transport en commun pour aller au travail) ou de rester chez elles avec un revenu assuré », insiste Sylvie Droit-Volet, professeure des universités et spécialiste en psychologie cognitive.

« Parmi ceux qui ne veulent pas retourner au travail, il y a ceux qui ont un vrai syndrome ‘de la cabane’, et ceux pour qui c’est vraiment une problématique liée au travail lui-même et pas à la vie sociale en général », ajoute de son côté Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne, psychothérapeute et auteur.

« Retourner au travail avec tout ce que cela implique peut-être difficile pour beaucoup […] Certaines personnes se sont adaptées au confinement et ont changé leur rythme de vie.

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Chaque changement est difficile », précise Sylvie Droit-Volet, ajoutant que ce changement est compliqué chez les personnes « souffrant de dépression […] L’isolement social lié au confinement a accentué les problèmes de dépression ».

« Il y a un manque d’enthousiasme à retourner au travail comme avant », poursuit Marie-Estelle Dupont, rappelant au passage que « le syndrome de la cabane ne suffit pas à expliquer le fait que les gens ont envie d’une réorganisation différente du temps de travail ».

La nouvelle version du protocole national en entreprise, prévoit que “les employeurs fixent, dans le cadre du dialogue social de proximité, un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les activités qui le permettent”. Une nouvelle qui en ravira sans doute beaucoup, mais pas tous.

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