Assurance-chômage : les socialistes repartent à la charge

C’est devant l’agence Pôle emploi d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis – l’un des départements les plus pauvres de France -, que les socialistes sont repartis à la charge, ce mardi, contre la réforme de l’assurance-chômage , qualifiée de « brutale » et « injuste ».

Dans la foulée, le PS a une nouvelle fois interpellé le gouvernement sur sa proposition de « minimum jeunesse » (un revenu de base mensuel de 564 euros et une dotation universelle de 5 000 euros à partir de 18 ans),

refusée à plusieurs reprises par un exécutif qui ​entend privilégier les dispositifs d’insertion. Interpellée par la nouvelle députée PS de Paris Lamia El Aaraje puis par Boris Vallaud, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, a assuré que « jamais un président de la République n’a placé à ce point la jeunesse au coeur de son projet ».

« Aucun demandeur d’emploi ne verra son allocation baisser. Le montant total des droits ne baissera pas », a-t-elle assuré, critiquant une « présentation biaisée ».

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Près de 50 000 demandeurs d’emploi seraient pénalisés dans le Nord, 40 000 dans les Bouches-du-Rhône comme à Paris et 33 000 en Seine-Saint-Denis. Suivent, tout près, le Rhône, la Gironde et la Haute-Garonne. « Cette réforme est une véritable machine infernale. Elle va aggraver encore un peu plus les inégalités sociales et territoriales. »

L’étude d’impact de l’Unedic (selon laquelle 1,15 million de chômeurs seraient affecté la première année, avec une baisse moyenne de 17 % de leur allocation) pour réaliser des projections territoriales.

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