Covid-19 : une nouvelle étude sur les origines du virus

Covid-19 : une nouvelle étude sur les origines du virusLa communauté scientifique internationale semble avoir franchi un nouveau pas, avec une étude publiée jeudi 19 septembre, qui apporte de nouveaux éléments renforçant l’hypothèse d’une transmission aux humains par des animaux infectés sur le marché de Wuhan.

L’étude publiée jeudi dans la revue Cell repose sur l’analyse de plus de 800 échantillons collectés dans ce marché sur lequel étaient vendues différentes espèces d’animaux sauvages.

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Avec ce type de données, mises à la disposition des chercheurs par des scientifiques chinois, «on ne peut pas dire avec certitude si les animaux étaient infectés ou non», prévient Florence Débarre, chercheuse au CNRS et co-autrice de l’étude. Mais, «notre étude permet de confirmer qu’il y avait dans ce marché fin 2019 des animaux sauvages appartenant notamment à des espèces comme les chiens viverrins ou les civettes. »

La présence au marché de ces espèces, identifiées comme de probables hôtes intermédiaires du virus entre la chauve-souris et l’homme, a été contestée et on ne disposait jusqu’à présent que de preuves photographiques et des résultats d’une étude décrivant les animaux vendus à Wuhan.

Dans le cadre de l’étude, «des chariots d’animaux, une cage, un chariot à ordures et une machine à enlever les poils et plumes provenant d’un stand de faune sauvage» ont été testés positifs au Sars-CoV-2 et il y avait dans ces échantillons «plus d’ADN d’espèces de mammifères sauvages qu’humain».

De l’ADN issu de faune sauvage a été retrouvé dans les échantillons positifs provenant de ce stand, y compris d’espèces comme les civettes, les rats des bambous et les chiens viverrins. L’étude établit que «l’ancêtre commun le plus récent (MRCA)» de Sars-CoV-2 trouvé dans les échantillons du marché, c’est-à-dire la souche originelle, est «génétiquement identique» au MRCA de la pandémie dans son ensemble.

Cette nouvelle étude «fournit des preuves très solides montrant que les étals de faune sauvage du marché étaient un foyer d’émergence de la pandémie de covid-19», salue James Wood, épidémiologiste à l’université de Cambridge, auprès de l’organisme Science Média Center.

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