L’UE met en garde les États qui mettent en place la troisième dose de vaccin

« Les doses de rappel ne figurent pas à l’heure actuelle dans les autorisations de mise sur le marché des vaccins contre la Covid-19 et n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation scientifique par l’EMA faute de données suffisantes », note la Commission européenne dans un communiqué adressé à Reuters.
Cela pourrait signifier qu’en cas d’effets indésirables inattendus qui pourraient être attribués spécifiquement aux rappels, les États concernés pourraient être les premiers à faire les frais d’éventuelles poursuites ou de demandes d’indemnisation, ayant pris la décision d’autoriser un rappel sans attendre le feu vert européen.
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La Haute autorité de santé (HAS), qui a préconisé mardi de cibler les 65 ans et plus pour cette campagne de rappel vaccinal, a précisé que son avis était « conditionné à la validation de ce rappel par l’agence européenne du médicament ».
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déconseillé à plusieurs reprises ces derniers mois de telles campagnes de rappel , jugeant prioritaire l’amélioration de la couverture vaccinale dans les pays en développement.
De son côté, Johnson & Johnson, qui propose un vaccin unidose, estime que l’injection d’un rappel six mois après la vaccination multiplierait par neuf la quantité d’anticorps neutralisants produits par le vacciné.
Toutefois, même face au variant, les vaccins restent très efficaces plusieurs mois après les injections contre les formes graves et les risques de décès.
