Le télescope spatial Nancy Grace Roman va tenter de percer le mystère de l’énergie sombre

Le télescope spatial Nancy Grace Roman va tenter de percer le mystère de l’énergie sombre
Illustration par la NASA du télescope Nancy Grace Roman

Il s’agit d’un observatoire positionné à une distance de 1,5 million de kilomètres de la Terre. Le lancement du télescope spatial Nancy Grace Roman a eu lieu le dimanche 30 août à 13 h 26, heure de Paris, à bord d’une fusée SpaceX depuis les États-Unis. Cet imposant télescope, baptisé en l’honneur d’une éminente scientifique américaine, effectuera des observations du cosmos sur une période de plusieurs années, dans le but d’élucider le plus grand mystère de l’Univers, à savoir celui de l’énergie sombre.

Cette problématique suscite depuis près de trois décennies un vif débat au sein de la communauté scientifique spécialisée dans l’étude de l’évolution de l’Univers : quelle est la raison de son expansion accélérée ? Selon l’astrophysicien David Elbaz, chercheur au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), depuis environ 6 milliards d’années, on observe un phénomène similaire à un nouveau Big Bang.

A lire aussi >> Les agents de l’ICE seront prochainement munis de gants électriques aux États-Unis

Il y a environ 14 milliards d’années, l’univers a émergé du Big Bang, connaissant une phase initiale de croissance rapide qui a ensuite ralenti en raison de l’effet de la gravité, la seule force à distance et antagoniste du Big Bang. Tel un ballon qui est lancé et qui finit par retomber en décélérant, l’astrophysicien explique que l’expansion de l’Univers a commencé à ralentir.

En 1998, des chercheurs ont cherché à mesurer précisément ce phénomène de ralentissement, cette décélération. En revanche, ils constatent plutôt que, il y a 6 milliards d’années, il est apparu une situation où l’analogie d’un ballon qui est relancé au moment de sa descente, nécessitant ainsi l’intervention d’une source d’énergie supplémentaire. Il semble que l’Univers réagisse à une force d’antigravité.

Cette forme d’énergie, connue sous le nom d’énergie noire ou énergie sombre, tire son appellation de son caractère invisible, seuls ses effets étant observables. Pour une meilleure appréhension de sa nature, des instruments tels que le télescope Nancy Grace Roman ont été conçus. Le télescope spatial Nancy Grace Roman sera déployé pour une observation à long terme de vastes régions de l’univers afin de documenter les empreintes laissées par cette énergie.

D’après le directeur de recherche, l’énergie noire peut être définie comme la composante liée à l’évolution de la vitesse de changement de l’Univers, représentant en quelque sorte son architecture cosmique. L’architecture des seules sources de lumière visibles dans l’Univers est celle des galaxies. Avec son système optique très performant offrant un large champ de vision, surpassant d’au moins 100 fois celui du télescope Hubble lancé il y a trois décennies, le télescope spatial Nancy Grace Roman sera en mesure de cartographier en trois dimensions des millions de galaxies, et potentiellement de contribuer à élucider le mystère entourant la nature de l’énergie sombre. Il est envisageable de remettre en question, le cas échéant, des théories telles que celle d’Einstein qui constituent les fondements de notre compréhension de l’Univers.

L’astrophysicien est même disposé à affirmer que “nous pourrions être à l’aube d’une ère post-Einstein, ce qui implique la nécessité de repenser nos paradigmes, étant donné certains indices en ce sens.” La durée prévue de la mission du Nancy Grace Roman est d’au moins 5 ans.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *