Aura t-on bientôt de la radioactivité dans les ustensiles de nos cuisines ?

Le cabinet de Barbara Pompili, que leparisien.fr a contacté, affirme que plusieurs pays de l’Union européenne (Allemagne, Suède) et hors UE (Etats-Unis) « ont recours à la libération de déchets très faiblement radioactifs ».

C’est sur les terres de l’ancienne centrale alsacienne de Fessenheim (Haut-Rhin) qu’EDF envisage la création de cette installation de décontamination.

« Cela présente un bénéfice environnemental puisque cela repousse la saturation du stockage et que cela permet la réutilisation de métaux dans une logique d’économie circulaire », plaide-t-on au cabinet de Barbara Pompili. »

« On ne peut pas exclure qu’une partie des métaux retraités utilisés dans la fabrication de nos objets de la vie courante ne contienne pas une ségrégation plus importante d’éléments radioactifs », souligne Charlotte Mijeon, de Sortir du nucléaire.

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Mais quid de l’exposition de la population à ces objets conçus à base de métaux potentiellement irradiés ? Le ministère affirme que cela « ne présente pas de risque sanitaire puisque l’usage des matières libérées ne peut pas conduire, dans les circonstances les plus pénalisantes, à une exposition supérieure à 10 µSv/an, soit 300 fois inférieure à celle reçue du fait de l’exposition à la radioactivité naturelle. »

« Quand bien même la dose reçue serait très faible, c’est le temps d’exposition à la radioactivité qui compte », poursuit le physicien, qui y voit un « pari ridicule et dangereux ». Le ministère de l’Ecologie précise que les substances retraitées « libérées » auprès des acheteurs de métaux « classiques » seront « strictement encadrées » avec la délivrance d’une autorisation au cas par cas.

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