Une nouvelle version de la Journée de défense et de citoyenneté

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Dès septembre, tous les jeunes Français devront participer à cette nouvelle formule de la JDC. Contrairement aux éditions précédentes, où les participants assistaient à des présentations sur les métiers militaires, ils s’engageront désormais dans des activités telles que le tir sportif laser, des jeux de stratégie, et partageront un repas autour d’une ration militaire. Le programme inclura également le lever des couleurs et le chant de La Marseillaise chaque matin.
Chaque année, environ 800 000 jeunes prendront part à cette Journée de défense et de citoyenneté, et repartiront avec un bleuet de France, symbole en mémoire d’anciens combattants.
Emmanuel Macron a récemment souligné que « notre Europe se trouve placée à la lisière d’un vaste arc de crises», appelant les Européens à assurer leur propre sécurité.
Cependant, cette initiative suscite des inquiétudes. Salomé Hoquard, vice-présidente de l’Unef (Union nationale des étudiants de France), a exprimé sur franceinfo que ces annonces représentent un « grave retour en arrière». Elle a souligné que la jeunesse se mobilise généralement pour la paix et a critiqué la tendance du gouvernement à militariser les jeunes. « C’est à contre-courant des aspirations de la jeunesse», a-t-elle déclaré, dénonçant une « banalisation de la guerre».
Salomé Hoquard a également qualifié ces mesures de « très inquiétantes », affirmant qu’elles ne répondent pas aux préoccupations réelles des jeunes, qui se concentrent sur des enjeux tels que la précarité, la sélection à l’université, et les conflits au Proche-Orient ou en Ukraine. « Le jeune est plutôt antimilitariste», a-t-elle conclu.
Il serait peut-être temps que les « jeunes » change de braquer et s’intéresse plus à leur nation et surtout à la démocratie qui ne s’obtient principalement que par la force.
