La Drees publie l’intégralité de son panorama annuel sur les établissements de santé

La Drees publie l’intégralité de son panorama annuel sur les établissements de santé
L’intégralité du panorama annuel sur les établissements de santé est publiée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Cette nouvelle édition, dans sa forme habituelle, présente de manière détaillée les capacités d’accueil, l’activité, les effectifs et la rémunération du personnel hospitalier des hôpitaux et des cliniques pour l’année 2024. Les fiches fournissent des informations détaillées sur les principales disciplines médicales, sur des activités spécialisées telles que les soins intensifs, ainsi que sur les établissements de santé des départements et des régions d’outre-mer (DROM). La diffusion de six fiches, y compris celles concernant la situation économique et financière des hôpitaux publics et des cliniques privées, comme sur les maternités, les accouchements et les interruptions volontaires de grossesse (IVG), a précédé la publication complète de l’ouvrage en mai 2026.

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En 2024, un total de 13,6 millions de patients ont été hospitalisés ou ont reçu une séance de dialyse, de radiothérapie ou de chimiothérapie dans des établissements de santé. À la fin de l’année en question, la capacité d’accueil en France s’élève à 367 100 lits pour l’hospitalisation complète et à 91 000 places pour l’hospitalisation partielle, répartis dans 2 962 établissements hospitaliers et cliniques. En outre, il est possible de prendre en charge simultanément 25 400 patients en hospitalisation à domicile (HAD).

La diminution du nombre de lits disponibles pour l’accueil des patients se maintient, tandis que le nombre de places en hospitalisation partielle augmente.

Ces dernières années, ainsi que sur une période plus étendue, on observe une évolution dans l’organisation de la prestation de soins : la réduction constante des capacités d’hospitalisation complète, représentées par les lits destinés à l’accueil des patients, est associée à une augmentation significative du nombre de places en hospitalisation partielle, qui ne nécessite pas de nuitée. Les avancées dans le domaine des technologies médicales et des traitements pharmaceutiques ont permis l’émergence de la pratique du « virage ambulatoire ». En 2024, on constate une diminution de 2 300 lits en capacités d’accueil en hospitalisation complète par rapport à l’année précédente, ce qui représente une baisse de 0,6 %. Cette diminution est moins importante que celle des trois années précédentes (-1,2 % en 2023, -1,8 % en 2022 et -1,4 % en 2021), et également inférieure à celle observée de 2013 à 2019, avec une moyenne annuelle de -0,9 % [voir graphique 1]. En contraste, on observe une augmentation continue du nombre de lits d’hospitalisation partielle (+2 600 lits en un an, ce qui représente une augmentation de +2,9 %), à un rythme plus élevé qu’avant la crise sanitaire (+2,5 % par an de 2013 à 2019). Les capacités d’hospitalisation à domicile (HAD), en tant qu’alternative à l’hospitalisation complète, ont enregistré une progression semblable à celle observée de 2013 à 2019, avec une croissance régulière moyenne de 5,0 % par an. En 2024, cette progression s’est élevée à +5,5 %, après avoir atteint +4,1 % en 2023, après une croissance très significative pendant la crise sanitaire.

En 2024, on a notamment observé :

Le nombre de séjours d’hospitalisation complète, comprenant une nuitée (à l’exclusion des séjours de longue durée), s’élève à 10,8 millions.

Il y a eu un total de 20,5 millions de journées d’hospitalisation partielle.

Il y a eu 21,3 millions de consultations aux services d’urgence.

Il y a eu 7,7 millions de journées d’hospitalisation à domicile (HAD).

Il y a eu 7,8 millions de séances de dialyse.

Il y a eu 4,1 millions de séances de radiothérapie.

Il y a eu 3,6 millions de séances de chimiothérapie.

Il y a eu 142 millions d’actes et de consultations externes (ACE).

L’activité augmente de manière significative en hospitalisation partielle, tandis qu’elle progresse de façon plus modérée en hospitalisation complète.

En 2024, l’activité d’hospitalisation partielle (sans nuitée) a enregistré une progression de 5,7 %, atteignant ainsi 20,5 millions de journées. Ce chiffre dépasse de 16,7 % le niveau observé avant la crise sanitaire causée par l’épidémie de Covid-19. En ce qui concerne l’hospitalisation complète, on observe une augmentation de 1,4 % du nombre de séjours, toutefois ce chiffre demeure inférieur de 8,4 % par rapport à son niveau pré-crise. L’année 2024 a connu une augmentation de l’activité hospitalière, notamment dans les services de court séjour (+1,5 % en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie) et de moyen séjour (+2,2 % en soins médicaux et de réadaptation). En revanche, cette augmentation n’a pas été observée dans les services de psychiatrie (-1,8 %) ni dans les soins de longue durée, où l’activité, mesurée en journées, est restée stable. En 2024, l’activité d’hospitalisation à domicile a de nouveau augmenté, avec une hausse de 10,4 % du nombre de séjours, comparé à une augmentation de 8,4 % en 2023. En 2024, le nombre de consultations aux services d’urgence s’élève à 21,3 millions, enregistrant une augmentation de 2,5 % par rapport à l’année précédente où il avait connu une baisse de 3,4 % en 2023.

On observe une augmentation de 0,7 % des effectifs salariés dans le secteur hospitalier en 2024.

En 2024, le domaine hospitalier compte 1,41 million de travailleurs. On observe une augmentation de 0,6 % des effectifs dans le secteur public, ce qui correspond à une hausse de 6 700 salariés, et de 1,2 % dans le secteur privé, soit une augmentation de 3 700 salariés. On observe une augmentation de 2,7 % pour les effectifs du personnel médical, de 0,3 % pour les effectifs du personnel non médical soignant et de 0,8 % pour les effectifs du personnel non médical non soignant. Toutefois, ces taux varient en fonction du secteur. Dans le domaine public, on observe une augmentation de 2,8 % des effectifs pour le personnel médical, de 0,2 % pour le personnel non médical soignant et de 0,5 % pour le personnel non médical non soignant. On observe une croissance plus marquée dans le domaine privé en ce qui concerne le personnel non médical, avec une augmentation de 0,9 % pour le personnel non médical soignant et de 1,7 % pour le personnel non médical non soignant (et de 1,8 % pour le personnel médical).

À la fin de l’année 2024, la densité des lits en soins critiques et de surveillance continue en France s’élève à 28,7 lits pour 100 000 habitants.

En 2024 marque le début de la mise en œuvre de la réforme des autorisations d’exercice en soins critiques à deux niveaux : la réanimation et les soins intensifs. Une des répercussions observées est la conversion des lits de soins de surveillance continue en lits de soins intensifs, entraînant ainsi une augmentation significative du nombre de lits de soins intensifs (+1 700 lits, comprenant +1 500 lits de soins intensifs polyvalents) et une diminution équivalente du nombre de lits de surveillance continue (-1 400 lits) comme illustré dans le graphique. À la fin de l’année 2024, le nombre de lits disponibles en soins critiques et en surveillance continue s’élève à 19 700, ce qui représente une augmentation de 1,5 % par rapport à l’année précédente. Cette capacité se répartit en 5 700 lits de réanimation, 7 600 lits de soins intensifs et 6 500 lits de surveillance continue. À la fin de l’année 2024, la densité de lits en unités de soins critiques et de surveillance continue en France s’élève à 28,7 lits pour 100 000 habitants. Les disparités régionales demeurent significatives et ont connu une légère diminution en raison de la crise sanitaire.

Les premières données statistiques relatives à l’année 2025 seront publiées ultérieurement.

À la fin du mois de juillet 2026, les données provisoires concernant l’activité hospitalière, la situation financière des hôpitaux publics et les effectifs salariés du secteur à la fin de l’année 2025 ont été examinées.

En octobre 2026, les capacités d’accueil hospitalières de l’année 2025 (nombre de lits et de place, données préliminaires) seront examinées.

En décembre 2026, il conviendra d’examiner la capacité des lits de soins critiques dans les établissements de santé à la fin de l’année 2025, ainsi que la situation des maternités et des effectifs salariés hospitaliers à la même période.


(Article reformulé à l’aide d’IA)

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