Le président qui n’aimait pas les journalistes

C’est sans doute lié à sa personnalité : il ne tient pas les journalistes en haute estime », décrypte un communicant de la macronie. Qui regrette : « Il a donné l’impression de préférer échanger avec des gens comme Cyril Hanouna ! » « Il juge que leur niveau n’est pas génial », abonde un spécialiste de la communication.
« Ils verrouillent tout », regrette un proche du président. « Ce n’est pas du mépris ou de la détestation, il veut installer une relation directe avec les Français », analyse un interlocuteur régulier.
Crise des Gilets jaunes oblige, le président s’est résigné à recoudre sa relation avec les médias, en recourant aux vieilles recettes de « l’ancien monde ». « Je sais que je dois composer avec la presse », soupire-t-il. Comme le 31 janvier, quand Mediapart sort une nouvelle bombe sur l’affaire Benalla : l’Elysée tente d’allumer un contre-feu en conviant un petit groupe d’éditorialistes pour un entretien en « off ». Dont on ne retiendra qu’une phrase, malheureuse, sur « Jojo le Gilet jaune ».
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