Hécatombe sociale dans les banques européenne

Environ 500 postes devraient être supprimés en France d’ici à trois ans, soit 20 % des effectifs hexagonaux, selon des sources proches du dossier, confirmant une information du journal « Le Monde ».
Dans la banque de détail, le groupe supprime ainsi 640 postes dans son réseau d’agences d’ici à 2020 et un projet de centre de services partagés pourrait coûter par ailleurs plusieurs centaines d’emplois, selon des sources syndicales.
En Belgique, le groupe veut réduire ses effectifs de 2.500 postes. « L’ambiance est vraiment à la morosité, constate Aurélien Soustre, élu CGT chez BNP Paribas et représentant au Comité consultatif du secteur financier (CCSF).
BNP Paribas n’est pas un cas isolé. « Le secteur bancaire est en train de vivre ce qu’a vécu la sidérurgie dans le passé », reconnaît Richard Pons.
Le leader allemand Deutsche Bank, en difficulté, a ainsi décidé de sabrer 18.000 postes dans le monde, soit un cinquième de ses effectifs.
Au Royaume-Uni, HSBC et Barclays ont annoncé ce mois-ci 7.000 suppressions au total, tandis que les espagnols Santander et Caïxa « dégraissent » à eux deux près de 5.000 postes.
En Italie, UniCredit, qui a déjà supprimé 14.000 postes en 2016, prépare une nouvelle vague de restructuration, qui pourrait se traduire par la suppression de 10.000 postes supplémentaires, selon Bloomberg.
« Au-delà des coûts, les banques vont devoir revoir leur stratégie et revenir sur leur modèle de banque universelle », juge un expert. Autrement dit, faire des choix douloureux en quittant certains métiers. A moins qu’ils ne décident de se regrouper. Mais comme le prouve l’échec de la fusion entre Deutsche Bank et Commerzbank, qui aurait pu entraîner la suppression de quelque 30.000 postes, les résistances sont encore nombreuses.
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