Nouveau rejet par les députés LREM de l’individualisation de l’allocation adultes handicapés

La proposition de loi contenant cette mesure sensible était examinée en troisième lecture lors d’une « niche » dédiée aux textes du groupe PCF. La « déconjugalisation » de l’allocation adultes handicapés (AAH) consiste à calculer l’AAH sans tenir compte des revenus du conjoint, contrairement à ce qui est fait aujourd’hui.
Ses tenants, de la gauche à la droite en passant par le groupe Agir, allié de la majorité, ont rappelé que certaines personnes handicapées sont amenées à choisir entre vivre en couple au risque de voir leur allocation diminuer, ou la conserver, mais en renonçant sur le plan légal à leur union. « Ce prix de l’amour est inacceptable » et la règle en vigueur « contraire à la plus élémentaire humanité », a martelé le rapporteur communiste Stéphane Peu.
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La proposition de loi, vidée de sa mesure phare, peut retourner pour une troisième lecture devant le Sénat à majorité de droite, qui avait voté encore en octobre très largement en faveur de la « déconjugalisation ». Mais, il faudrait un accord de l’Assemblée pour une adoption définitive de la mesure. D’un montant maximal de 904 euros mensuels, l’AAH, destinée à compenser l’incapacité de travailler, compte aujourd’hui plus de 1,2 million de bénéficiaires, dont 270 000 en couple.
Le refus de la majorité est purement comptable et non sociétale.
