Les forêts tropicales se régénèrent plus rapidement que prévu
Laisser faire la nature. C’est en substance ce que préconise une étude parue dans la revue Science en décembre dernier, pour permettre aux forêts tropicales déboisées et à l’abandon de se régénérer, et ce, en un laps de temps plus rapide que l’on ne le pensait.
Les 90 chercheurs au départ de ces travaux ont montré que ces forêts dites « secondaires » ont le potentiel de se restaurer en partie naturellement, en l’espace de 20 ans seulement. Un atout de taille pour la préservation de la biodiversité et pour lutter contre le réchauffement climatique, alors que le phénomène du déboisement est massif dans les forêts tropicales.
Ces forêts dites « secondaires », la flore et la faune étant déjà en place, la régénération forestière est accélérée. Et en 20 ans, 80 % de la fertilité du sol et 80 % de la diversité végétale d’une forêt primaire ont été restaurées. Il faudra en revanche attendre au minimum un siècle pour que les arbres retrouvent leur capacité à capter le CO₂.
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« Les forêts tropicales de manière générale ne se prêtent pas à la plantation », explique Xavier Arnaud de Sartre. « C’est un écosystème tellement riche qu’il peut se régénérer sans intervention humaine » ajoute-t-il. Ce phénomène ne s’applique cependant pas dans les zones où les sols ont été surexploités.
Cette régénération naturelle apparaît dès lors comme une stratégie efficace et peu coûteuse pour le reboisement. Elle s’inscrit en outre dans les politiques en cours de récupération des terres déboisées.
En parallèle de la question du reboisement, la question de la déforestation, trop souvent absente des agendas politiques a été mise en avant lors de la COP 26 de Glasgow. Lors du sommet, une centaine d’États a signé une déclaration commune pour lutter contre la déforestation.
