Une meilleure prise en compte de la pénibilité, et de l’usure professionnelle au travail

Une meilleure prise en compte de la pénibilité, et de l'usure professionnelle au travailSanté Publique France a publié, mardi 18 avril, une étude sur les maladies à caractère professionnel. Il en existe deux types, celles qui répondent à des critères reconnus par la Sécurité sociale, et qui sont indemnisables, et puis, les maladies à caractère professionnel, qui sont définies comme les pathologies susceptibles de venir du travail, sans être reconnues par la Sécurité sociale.

La moitié des hommes concernés souffrent de troubles musculo-squelettiques, et un tiers rapportent des maladies psychiques, alors que 60 % des femmes visées, le sont par des problèmes psychiques contre 40 % pour les troubles musculo-squelettiques (TMS). Le rapport pointe un système de déclaration inefficace et des maladies très sous-estimées, qu’elles soient reconnues comme maladies professionnelles ou non.

En plein débat sur la réforme des retraites, et alors que gouvernement et partenaires sociaux vont devoir se mettre autour de la table pour discuter des conditions de travail, cette étude insiste sur la nécessité de mieux reconnaître et prévenir les maladies professionnelles, et de mettre à jour le tableau qui les répertorie.

Et puis, avec des actifs qui vont devoir travailler plus longtemps, il va falloir s’adapter, dit l’étude, d’autant qu’elle montre que les signalements de maladies professionnelles sont plus importants à partir de 45 ans.

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Quatre critères de pénibilité ont été supprimés par Emmanuel Macron en 2017 : le port de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques, et les agents chimiques dangereux.

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