Les conséquences d’une fausse couche avec l’exemption des jours de carence

Parce que la fausse-couche est un cas unique de dispense de jours de carence par l’Assurance Maladie. Pour les 60 % de salariés qui bénéficient de la subrogation, c’est-à-dire le maintien du salaire pendant l’arrêt maladie, l’employeur sera informé indirectement, par déduction, de la raison de l’arrêt de travail, quand l’Assurance Maladie lui versera les indemnités journalières sans carence. Savoir que son employeur est informé de son désir de maternité risque de dissuader des femmes de bénéficier du dispositif !
« Je pense que ça va empêcher un très grand nombre de femmes de bénéficier de cette avancée, estime Sandra Lorenzo, cofondatrice du collectif Fausse-couche, vrai vécu. Avant que cette loi entre en vigueur, il y avait une forte proportion de femmes qui n’étaient pas arrêtées parce qu’il y avait cette condition financière. Il peut y avoir des conditions sanitaires très importantes à ce qu’une femme ne prenne pas un arrêt de travail quand elle vit une fausse couche. »
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De son côté, l’Assurance Maladie se contente d’avertir les patientes concernées du risque que leur employeur connaisse les raisons de leur arrêt et leur donne la possibilité de renoncer à la dispense de carence. Mais, l’organisme ne semble pas avoir de solution en l’état pour éviter cet inconvénient, détaille franceinfo.
