La GPA en Italie va être considéré comme un “crime universel”
En France et dans de nombreux pays, la gestation pour autrui est déjà interdite. C’est le cas également en Italie, mais avec l’extrême-droite au pouvoir, le pays va plus loin et s’apprête à faire de la GPA un «crime universel».
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Une nouvelle loi arrive mardi 15 octobre au Sénat Italien, l’idée est de punir les Italiens qui font appel à une mère porteuse à l’étranger. Depuis maintenant 20 ans, il est interdit de recourir à une mère porteuse ou d’en être une, sur le sol italien exclusivement.
Désormais, l’interdiction va être étendue à tous ceux qui reviennent avec un enfant qu’ils ont eu par GPA en dehors du territoire italien, dans les pays où elle est autorisée ou tolérée, comme aux États-Unis, au Brésil, en Grèce ou encore en Belgique.
Une loi qui pique au vif les familles concernées en Italie. «À leur retour en Italie, des familles qui ont eu un enfant grâce à la GPA dans des pays où c’est légal et encadré vont devoir affronter ici une procédure pénale, à cause de cette loi qui prévoit de trois mois à deux ans de prison et de 600 000 à un million d’euros d’amende. »
L’interdiction plus stricte de la GPA est considérée comme une nouvelle attaque contre les familles LGBT. L’an dernier, le ministre de l’Intérieur d’extrême droite a envoyé une circulaire à toutes les municipalités, pour bloquer les actes de naissance des enfants de familles homoparentales. La mesure a été retoquée par un tribunal à Padoue.
