Mark Zuckerberg veut copier le système existant sur la plateforme X
Mark Zuckerberg, le patron du groupe Meta a annoncé d’importants changements en matière de modération sur ses plateformes, mardi 7 janvier, avec, notamment, la fin à son programme de fact-checking aux États-Unis.
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«Nous allons nous débarrasser des fact-checkers et les remplacer par des notes de la communauté, semblables à X, en commençant par les États-Unis», a déclaré le patron du groupe dans un message sur les réseaux sociaux. «J’ai échangé avec la direction de Meta France ce soir qui m’assure que cette fonctionnalité ne sera déployée qu’aux États-Unis pour le moment», a assuré sur X Clara Chappaz, la ministre déléguée en charge de l’intelligence artificielle et du numérique.
Aujourd’hui, Facebook rémunère plus de 80 médias à travers le monde pour utiliser leurs «fact-checks» sur sa plateforme, sur WhatsApp et sur Instagram.
Meta devrait déplacer ses équipes «confiance et sécurité» de la Californie, généralement plus progressiste, vers le Texas, État plus conservateur. Meta a fait un don d’un million de dollars au fonds finançant les cérémonies d’investiture de Donald Trump en janvier, comme d’autres géants de la tech.
Meta avait également décidé, en 2021, de réduire la place des contenus politiques sur ses plateformes, tandis que les républicains et leur soutien Elon Musk, propriétaire de la plateforme X, se sont plaints à de multiples reprises des programmes de fact-checking, qu’ils assimilent à de la censure.
«Les efforts pour protéger la liberté d’expression sont essentiels mais reculer sur le fact-checking sans alternative crédible ouvre la porte à un flot de contenus encore plus dangereux», s’est inquiété Russ Burley, le cofondateur du Center for Information Resilience (CIR), une ONG qui documente les atteintes aux droits humains et à la démocratie.
