L’Italie en première ligne avec le changement climatique
L’Italie est bien placée pour mesurer les effets du changement climatique : 351 événements extrêmes en 2024, selon le compte qu’a fait l’association écologiste Legambiente. Au-delà du chiffre, ce qui compte, c’est l’évolution sur le long terme.
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Si le nombre est en léger recul par rapport à 2023, marquée par les inondations monstres en Emilie Romagne, en dix ans le nombre de ces événements a presque été multiplié par six, selon l’association. Un peu moins d’événements climatiques extrêmes au centre, Rome mis à part.
L’été 2024 a été le troisième plus chaud jamais enregistré en Italie, après ceux de 2023 et 2022, quasiment deux degrés de plus que la moyenne depuis le début dès 1990. Chaleur aussi en montagne : pour atteindre le «zéro thermique» (l’altitude à laquelle il faut grimper pour que la température passe à zéro), il fallait monter cette année à plus de 5 200 mètres dans le Piémont, lors du jour le plus chaud.
Parmi les mesures d’adaptation prise, une nouvelle loi sur les assurances. Parce que tout cela a évidemment un coût. Celui des inondations en Emilie Romagne en 2023 est estimé entre huit et dix milliards d’euros. On estime que seulement 5% des entreprises sont couvertes contre ce type de risque. À partir de cette année 2025, ce sera obligatoire.
