La ministre des Comptes publics veut “supprimer” des niches fiscales

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Amélie de Montchalin a mis en avant le fait qu’il existe actuellement 85 milliards d’euros de niches fiscales, et que la réduction de seulement 10 % de ces niches représenterait une économie de huit milliards d’euros. Le gouvernement s’est engagé à réaliser des économies de l’ordre de 40 milliards d’euros sans pour autant augmenter les impôts.
La ministre a toutefois précisé qu’elle ne remettrait pas en cause les avantages fiscaux liés aux services à la personne, qui profitent à de nombreuses familles et personnes âgées, ainsi qu’à la garde d’enfants. Elle a refusé de donner des exemples de niches fiscales visées par cette réforme.
Amélie de Montchalin a souligné l’existence de « dizaines » de niches fiscales dont elle estime qu’elles profitent à moins de 100 contribuables, voire qu’elles ne correspondent plus à l’économie actuelle et n’ont plus de bénéficiaires. Elle n’a cependant pas fourni d’estimations sur les recettes supplémentaires que leur suppression pourrait engendrer. En revanche, la ministre a évoqué la possibilité de réduire les impôts pour l’ensemble des contribuables si la fin de certaines niches fiscales permettait de dégager des fonds importants pour l’État.
