Yaël Braun-Pivet “choquée” après les révélations racistes attribués à Quentin Deranque

Yaël Braun-Pivet a exprimé qu’elle est « choquée » suite à la divulgation par Médiapart de messages à connotation raciste ou antisémite rédigés par Quentin Deranque, comme l’a rapporté franceinfo le vendredi 13 mars, en se fondant sur des informations fournies par l’entourage de la présidente de l’Assemblée nationale. Il convient de noter qu’une minute de silence a été observée en mémoire du militant identitaire décédé lors d’une altercation avec des antifascistes. Par la suite, il serait judicieux, avant de procéder à quoi que ce soit, surtout à une minute de silence au sein de l’Assemblée nationale, temple du peuple, d’attendre la fin de l’enquête.
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D’après les informations rapportées par Médiapart, Quentin Deranque a diffusé un grand nombre de messages sur la plateforme X à travers trois comptes anonymes, et ce, durant au moins les deux dernières années. Ces messages incluent tantôt des propos faisant l’apologie du nazisme, des attaques contre les « millions d’Arabes et de Noirs présents sur le sol français », ainsi que des déclarations telles que « moi je soutiens Adolf ». L’entourage de la présidente a souligné que « rendre hommage à un jeune homme décédé de manière violente ne signifie pas que l’Assemblée les approuve ».
Une minute de silence a été observée le 17 février dans l’hémicycle du Palais Bourbon, cinq jours après l’agression mortelle de Quentin Deranque. Cette initiative constitue une décision collective, adoptée à l’unanimité par la conférence des présidents de l’Assemblée, laquelle regroupe notamment les présidents de groupes et de commissions, à la suite de une proposition formulée par le président des députés UDR, Éric Ciotti, et ce, dans un contexte de profond émoi, comme l’a souligné l’entourage de Yaël Braun-Pivet.
L’avocat représentant la famille de Quentin Deranque, Fabien Rajon, a caractérisé l’individu âgé de 23 ans comme étant « un militant nationaliste ayant toujours soutenu ses convictions de manière non violente, promouvant un militantisme pacifique ». « Ces tweets, s’ils sont avérés, sont indéniablement répréhensibles », a déclaré François Rajon à l’AFP vendredi soir. « Néanmoins, ils ne sauraient en aucun cas justifier le lynchage mortel de Quentin. »
Neuf individus ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans le cadre de l’enquête relative au décès de Quentin Deranque. Parmi eux, deux étaient employés par le député de La France insoumise, Raphaël Arnault, qui est également le fondateur de la Jeune Garde antifasciste, un mouvement d’ultragauche dissous en juin 2025.
