Le manchot empereur et l’otarie de Kerguelen sont classés officiellement comme espèces “en danger”

En raison des effets du changement climatique sur l’Antarctique, le manchot empereur est maintenant classé parmi les espèces “en danger” dans la récente liste de référence publiée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le jeudi 9 avril. D’ici 2080, la population de l’oiseau emblématique devrait diminuer de moitié en raison du réchauffement climatique qui entraîne le recul de la banquise, selon l’organisation regroupant des gouvernements, des ONG et des scientifiques.
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Il s’agit d’une espèce étroitement liée à la banquise et à la glace de mer. Depuis 2016-2017, on observe une nette réduction de la superficie de la banquise autour de l’Antarctique de manière générale. Ainsi, selon les dires de Christophe Barbraud, chercheur au CNRS, l’absence de glace de mer va poser de sérieux problèmes de survie à l’espèce en question. Ces oiseaux se alimentent d’espèces qui sont liées à la glace et qui sont actuellement en voie de disparition (tels que les poissons, les calamars, le krill…). La fragmentation et la disparition de la banquise constituent également une menace pour la reproduction de ces grands manchots.
L’animal a été reclassé de l’état “quasi menacé” à “en danger” sur la liste rouge de l’UICN, qui est la référence mondiale en matière d’évaluation de la conservation des espèces végétales et animales. La classification de l’otarie de Kerguelen a été récemment modifiée pour la placer dans la catégorie des espèces préoccupantes, alors qu’auparavant elle était considérée comme étant de “préoccupation mineure”.

Depuis 1999, la population a été témoin d’une division par plus de deux, en raison également de l’impact du changement climatique qui a restreint son accès à la nourriture. L’augmentation des températures de l’océan incite le krill, de petits crustacés, à se déplacer en profondeur à la recherche d’eaux plus froides, qui ne sont plus accessibles.
Selon Philip Trathan, membre du groupe d’experts ayant participé à la récente évaluation de l’UICN, une analyse approfondie de diverses menaces potentielles a permis de déterminer que le changement climatique d’origine humaine constitue la principale menace pesant sur les populations de manchots empereurs.
Pour être en adéquation avec les ressources et la nature, la population humaine ne devrait pas dépasser les 4 milliards d’individus. Or nous sommes le double, soit 8 milliards ! Il ne faut pas s’étonner des dégâts que provoque l’espèce humaine. Ne pas oublier que l’espèce humaine est le seul parasite de notre planète.
