Une quarantaine d’élus de gauche appellent à “un projet crédible” face au RN

Environ quarante représentants politiques de la gauche et des écologistes, parmi lesquels figurent Boris Vallaud, chef du groupe des députés socialistes, Yannick Jadot, membre du parti écologiste, et Raphaël Glucksmann, député européen de Place publique, exhortent le samedi 18 avril à élaborer un “projet crédible et mobilisateur” en réponse à l’avance prise par le Rassemblement National en vue de la prochaine élection présidentielle. Des responsables politiques, parlementaires et élus locaux expriment leur préoccupation face à l’émergence sans précédent de l’extrême droite lors des élections municipales. Ils constatent un recul significatif de la gauche et des écologistes dans les zones rurales et péri-urbaines, comme le souligne une tribune publiée sur un nouveau site web et relayée par divers organes de presse tels qu’Ouest-France, Ebra, La Dépêche, Sud-Ouest et Le Télégramme.
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Certains membres éminents de la société semblent accepter et anticiper le possible alignement de la France avec les tendances trumpistes et poutinistes, expriment avec inquiétude les premiers signataires de ce document. Ils affirment leur refus de voir le Rassemblement national remporter les élections de 2027 et soulignent leur volonté de l’emporter dès à présent. Parmi ces individus figurent des cadres socialistes tels que le chef des sénateurs Patrick Kanner, ainsi que des dissidents internes au Premier secrétaire, Olivier Faure, tels que la dirigeante de la région Occitanie, Carole Delga, ou le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol. En outre, on compte plusieurs maires et représentants locaux, ainsi que quelques parlementaires affiliés aux mouvements écologistes, communistes ou Place publique.
Tandis que les partis de gauche, à l’exception de La France insoumise, sont actuellement en désaccord sur la méthode de sélection d’un candidat à l’élection présidentielle, ces derniers encouragent à “contrer l’extrême droite avec un espoir pour la nation, un projet crédible et rassembleur”. Selon ces signataires, les critiques morales, les analogies historiques avec les années 30 et les parallèles avec l’administration de Trump aux États-Unis, le gouvernement d’Orban en Hongrie, ou celui de Poutine en Russie, aussi justifiés et préoccupants qu’ils puissent être, ne sont plus adéquats.
