Bientôt le retour de la prime de partage de la valeur connue sous le nom de prime Macron

En dépit de la persistance des tarifs élevés des carburants, Sébastien Lecornu devra dévoiler, durant la semaine du 11 au 17 mai, de nouvelles dispositions visant à soutenir la population française. D’après diverses sources, il est rapporté que l’administration s’attelle à la possibilité d’élargir la prime Macron, connue également sous le nom de prime de partage de la valeur. Le but est explicite : faciliter aux employeurs le soutien de leurs employés pour finir le mois.
Cette mesure, instaurée en 2019 lors des événements liés aux gilets jaunes, jouit d’une notoriété et d’une popularité certaines. La prime Macron est appréciée tant par les employeurs que par les salariés, car elle bénéficie, en partie ou en totalité, d’une exonération fiscale et de cotisations. Ce mécanisme autorise le paiement d’une prime partiellement ou totalement exemptée d’impôts et de cotisations. Sa réussite a été significative à la fois pendant la période de crise liée à la pandémie de Covid-19 et durant les années marquées par une inflation élevée. Cependant, en 2025, on constate une diminution de son utilisation. En question : une augmentation des critères, en particulier une diminution des avantages fiscaux. Selon les données de l’Insee, les salariés ont reçu près de trois milliards d’euros en 2025, comparativement à une somme dépassant cinq milliards de 2021 à 2023.
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Le gouvernement n’a pas encore précisé les mesures envisagées, cependant plusieurs pistes sont en cours d’examen. Une des propositions concerne le rétablissement de l’exonération complète de l’impôt sur le revenu pour les salariés, pour le moment réservée aux entreprises comptant moins de 50 employés. En outre, la prime est assujettie à l’impôt. Un autre aspect à considérer est la simplification des règles, en particulier des plafonds qui dépendent de la présence ou de l’absence d’accord d’intéressement ou de participation au sein de l’entreprise.
Évidemment, cela se traduit par une diminution des cotisations et des impôts perçus par l’État. Cependant, le coût demeure significativement plus bas que celui d’une mesure générale telle qu’un plafonnement des prix à la pompe. Le principal avantage de cette prime réside dans sa nature ciblée, visant spécifiquement les travailleurs français, et dans son caractère temporaire, à la différence d’une augmentation salariale permanente, s’inscrivant ainsi dans la continuité de la politique promue par Sébastien Lecornu. Il s’agit également d’un dispositif valorisé par les employeurs, car ils conservent le contrôle : ils peuvent choisir le bénéficiaire du versement.
Facile à implémenter, il est fréquemment adopté par les petites entreprises. D’après les données du groupe Alpha, les employés travaillant dans des entreprises comptant moins de 10 salariés ont reçu en moyenne environ 1 100 euros en 2025, tandis que ceux des entreprises de plus de 2 000 salariés ont touché près de 650 euros.
